UE : nous avons passé les limites du tolérable et de l’acceptable.

Parce qu’on se trompe dans les comparaisons, parce qu’on se trompe d’ennemi ou d’adversaire, parce qu’on se mêle les pinceaux dans les explications, parce qu’on donne la parole à n’importe qui au nom de droits fondamentaux, d’expression, nous, les Européens de l’Union (et même tous les citoyens des démocraties en général), prêtons le flanc aux attaques répétées des déviants squattant nos sociétés et qui n’ont qu’un but, celui de la destruction de nos piliers salutaires et nous allons jusqu’à leur offrir les armes pour nous détruire définitivement.

Nous le leur permettons, graduellement avec une amplitude grandissante, depuis des années et nous leur avons donné notre bénédiction en leur laissant toute latitude pour asseoir leur stratégie de division au travers de diverses idéologies et récriminations qui ne parlent en fait toujours que de victimes abusées par un système corrompu, des gens mieux qu’eux et d’étrangers abominables qui n’ont en tête que de supplanter notre culture, notre identité et d’envahir nos contrées en appliquant la politique de la terre brûlée.

En réalité, c’est bien nous, vaillants démocrates et bons samaritains qui avons travaillé à la dislocation de nos sociétés et à la montée ainsi qu’à l’établissement ou « coming out » d’adeptes, de groupes, de partis, de gouvernements radicaux, totalitaires qui ne font que générer haine et abolition des droits les plus fondamentaux (en premier lieu ceux des femmes et des minorités) ainsi que de morceler les pays de l’Union et l’UE par conséquent.

Aujourd’hui, en pleine débâcle, notre attitude est conforme à nos habitudes. Nous nous entre égorgeons et facilitons le travail des anars et des tueurs de vies, des libertés. Nous continuons à nous laisser guider par nos peurs et nos névroses. C’est de cette façon qu’au lieu de nous unir face à l’adversité, nous passons notre temps à débattre des moyens de défense à notre portée tout en évitant de les mettre en application par crainte qu’ils nous enferment dans un carcan répressif. Cette idée est lancée par ceux-là même qui nous entraînent dans la violence et la haine et usent de nos peurs pour éviter toute forme de résistance. Ils se présentent, par conséquent, comme nos victimes possédant le droit ultime de nous persécuter, de nous assassiner, de pulvériser nos sociétés et notre avenir. Ils agissent exactement comme les ennemis de l’extérieur qu’ils soient terroristes, économiques ou politiques.

C’est au travers de l’attitude des États membres (EM) de l’UE, depuis des décennies, que ce qui se passe aujourd’hui est possible. Les EM ont toujours privilégié une politique nationaliste pour satisfaire leur électorat allant jusqu’à faire porter la responsabilité de leurs échecs ou des contraintes à « l’Europe ». Les partis politiques de chaque pays de l’Union portent conséquemment la responsabilité de la catastrophe actuelle mais aussi de l’état pitoyable des politiques économiques, sociales, énergétiques et de défense non seulement au niveau national mais européen. En ce moment, ces partis persistent à s’autodétruire et à déstabiliser leur pays au lieu de faire face au danger que vivent les démocraties des 512 millions d’européens. Aucun EM n’a jamais développé au niveau de l’éducation des cours pour les futurs Européens afin de leur donner les clefs de leur avenir. Ce n’est toujours pas le cas. Les différentes idéologies des partis n’ont jamais oeuvré à une construction sociale européenne mais plutôt à une guerre intra économique qui a divisé les Européens comme leurs idéologies ont divisé leur pays. Les concurrences salariales, de taxes et autres font que les Européens de l’UE s’opposent au lieu de s’unir et s’appauvrissent au lieu de vivre mieux. Ils sont obligés de s’expatrier au lieu de pouvoir vivre chez eux et les pays d’accueil étouffent sous une affluence qu’ils trouvent dévastatrice. Comment peut-on accepter qu’un citoyen Bulgare gagne entre 250 et 300 euros brut par mois et que nos compagnies installent leurs usines textiles dans ce pays en abusant de nos amis comme on abuse d’esclaves et que les jeunes doivent quitter famille et pays pour survivre? Pour ne citer qu’un exemple parmi des centaines.

Les citoyens, qui réclament bruyamment plus de participation aux décisions, ont depuis toujours les outils et la possibilité d’interférer dans la politique menée au niveau national et européen. Ils sont donc aussi responsables. Il y a une grande différence entre ne pas connaître ses droits et ne pas en avoir. Les groupes subversifs qui sévissent dans chaque pays de l’Union n’ont qu’un but la chute de nos démocraties et l’installation de dictatures. Ceux qui pensent que c’est un monde nouveau qui est au bout du chemin se mettent le doigt dans l’oeil.

La nouvelle société ne peut venir que de l’amélioration de nos sociétés actuelles avec un renforcement de l’UE pour qu’elle devienne un interlocuteur unique pour les autres blocs puissants de la planète. Il évidemment plus facile de s’indigner sur ce qui se passe en Afrique ou ailleurs dans le monde que dans l’Union. Pourquoi ? parce qu’en tant que citoyen européen, il faut agir et cela engendre une responsabilité. C’est moins agréable.

Est-il encore utile de rappeler qu’un pays isolé n’a aucun poids face aux USA, Chine, Russie, Iran ou n’importe qui d’autre. Qu’isolé, un pays de l’UE ne peut négocier et évoluer avantageusement économiquement, qu’il n’a aucune chance de se libérer des dépendances énergétiques, aucun moyen de se défendre militairement. Il n’est rien, il ne représente rien.

Dès lors, soutenir et débattre du droit de morceler un pays au nom d’une langue ou d’un groupe ethnique est une absurdité totale. C’est même paradoxal quand on mène campagne pour l’égalité des chances, des droits et contre toute forme de discrimination.

Palabrer sur ce qui est légal de dire et de répandre versus ce qui est moral pour juger et condamner est jouer avec le feu. Nous l’avons aussi déjà expérimenté. Nous devons être à même d’avoir le bon sens suffisant pour nous rendre compte que certains mots et certains actes, même s’ils ne figurent pas parmi les éléments répréhensibles et condamnables par notre système judiciaire sont vecteurs de violence et de haine, sont à l’origine de mouvements, de soulèvements ou d’établissement de systèmes contraires à nos valeurs. Les médias, la presse et tous les organes d’influence doivent plus que jamais considérer dans l’équation leur rôle et leur poids dans la diffusion des informations, de la façon dont elles sont diffusées, du timing, de la fréquence, des personnes qui sont interrogées et l’importance qu’on leur donne de manière souvent injustifiée mais rentable. Tous, nous avons nos responsabilités, nos choix à définir et à défendre.

Nous avons passé les limites du tolérable et de l’acceptable. Nous tergiversons sur ce fameux amalgame. Ce fut aussi notre erreur concernant les islamistes radicaux.

Qui ne réfute, soutient.

Qui ne se sépare, adhère.

Qui ajoute un « mais », coopère.
C’est un moment de notre histoire où il faut être clair dans les mots, dans les actes, dans sa tête.

Il faut absolument que les EM prennent leurs responsabilités avec tous les citoyens européens et placent l’UE dans une position de sécurité mais aussi qu’ils offrent ce que l’UE se doit d’offrir: une société européenne humaine socialement. Pour cela, il faut travailler ensemble sans avoir peur de perdre son nom. C’est au contraire maintenant que nous nous perdons.

Dans l’UE aussi nous avons passé les limites du tolérable et de l’acceptable au niveau social, moral et économique de par le comportement des citoyens et de leurs gouvernements respectifs.

Magy Craft

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