Journée mondiale de la liberté de la presse: de l’ordre à mettre dans les écuries.

Il n’est un mystère pour personne que Magy défend avec vigueur la liberté de la presse, a toujours rendu hommage aux professionnels grâce à qui, et parfois au prix de leur vie, nous permettent d’avoir accès aux informations nécessaires à la compréhension de notre monde et qu’elle considère le 4° pouvoir comme l’un des piliers indispensables au fonctionnement de notre système démocratique.

C’est précisément pour cette raison que votre Magy est exigeante, parfois dure, à l’encontre de ceux qui ternissent l’image de leur fonction voire discréditent le rôle vital que la presse se doit de jouer dans nos sociétés.
Magy a déjà eu l’occasion d’écrire de nombreux articles à ce sujet dans lesquels elle fulmine à l’égard des journaux qui titrent leurs articles de manière à faire vendre, quitte à être à cent lieues du contenu et donc des faits réels. Sachant qu’il est de plus en plus répandu de lire juste les titres et les premières lignes (et encore) sur les réseaux sociaux ou en passant devant une aubette, ces titres, aguicheurs, purement économiques/financiers, font office de Fake news propagées à la vitesse de la lumière alors que dans le même temps, ils sont les premiers à dénoncer les fausses informations et l’usurpation citoyenne et déformée de leur fonction.

Le plus grand désastre se passe au niveau des médias, le télévisuel en particulier. C’est à ce niveau que votre Magy est la plus virulente. Comme elle l’a souvent mentionné, ceux qui lisent les journaux sont censés connaître la tendance politique de celui qu’ils parcourent ou auquel ils sont abonnés. La façon dont un évènement sera commenté ou analysé dépendra de cette tendance.
Lorsqu’on se trouve face au monde du télévisuel, les choses se compliquent. Il est bien ardu de connaître le choix politique du journaliste qui commente des évènements, qui anime des débats, qui interviewe des personnalités politiques ou autres personnages, particulièrement si on est curieux d’entendre les idées répandues hors de nos frontières respectives et sans filtres. Il serait étonnant que la majorité des spectateurs, même pour des personnages de leur pays respectif, se ruent sur une source d’informations pour obtenir les renseignements nécessaires quant à ces personnes pour une juste et bonne compréhension de leurs dires. Il ne suffit pas de mentionner le nom du journal ou du magazine pour lequel ces journalistes travaillent. Plus pervers encore, lorsqu’il s’agit de journalistes prenant part à un débat ou à des commentaires concernant l’un ou l’autre évènement ou personne politique, parlent-ils de manière objective en tant que professionnel, en tant que journaliste suivant la tendance politique de leur journal ou encore à titre personnel suivant leur idéologie et émotions du moment? Cela devrait être clarifié aussi.

On aurait tendance à dire que leur ADN politique ne regarde qu’eux et que cela ne rentre pas en ligne de compte dans l’exercice de leurs fonctions d’autant plus qu’ils sont soumis à la neutralité de l’objectivité. En réalité, personne n’est neutre certainement pas en politique. Par ailleurs, on peut le constater tous les jours dans la manière dont chaque personnalité politique est reçue et « mise sur le grill ».
Les journalistes perdent de vue à ce moment-là qu’ils ont un pouvoir, un pouvoir d’influence. Non seulement de par leur fonction mais de par le nombre de personnes qu’ils atteignent via le moyen de communication choisi. Ils en tiennent compte seulement pour l’audimat. C’est pour toutes ces raisons, qu’une clarification est de mise au risque de se retrouver, comme actuellement et depuis un certain temps pour ne pas dire un temps certain, face à des « analyses » contradictoires qui de plus varient de jour en jour sans que cela ne choque plus personne. Quand Magy parle de variation, elle entend tout et son contraire venant d’un ou plusieurs individus, y compris les mêmes. Il n’y a aucune remise en question, les remarques sont balayées d’un revers de main et le fait d’avoir pu influer à tort sur le sort d’une personne ou le cours de la vie d’une société ne les émeut absolument pas. Cette nouvelle caste, comme Magy les nomme, se retranche derrière le droit à l’information, alors qu’ils pratiquent la confusion. Ils exigent des autres intervenants de la société une attitude irréprochable alors qu’eux-mêmes sont dans le déni de leur comportement négatif et erratique.

On pourrait peut-être le comprendre, si comme pour la presse écrite, ces journalistes officiaient sur des chaines de télévision privées dont on connaîtrait dès lors la politique interne et les choix stratégiques. Le télévisuel ayant fort à faire pour rester attractif et rentable. Lorsqu’il s’agit de chaines publiques et donc subventionnées par l’argent des contribuables, la partialité et le non professionnalisme deviennent totalement inadmissibles étant donnée que l’argent est issu des citoyens de toutes les tendances politiques.
Dans cette optique, lors de campagne électorale par exemple, le comportement des journalistes, le type de questions, la manière d’insister sur tel ou tel point, de couper la parole ou pas selon la personnalité équivaut à faire un choix publiquement et à influencer les spectateurs, futurs électeurs.

Un autre aspect négatif à contrôler et à améliorer dans le télévisuel, est le déroulement des débats ainsi que la présentation des personnes y participant et surtout le tri dans celles que l’on invite. A nouveau, la profession aurait beaucoup à y gagner, principalement la confiance qui fait défaut de plus en plus.
Pourquoi ?

Dans « Les plateaux de télévision doivent-ils devenir des poudrières », écrit il y a quelques années, Magy relevait ces dérives entrées dans les moeurs. Celles dont usent cette nouvelle caste des commentateurs, et qui inclut certains journalistes, qui font les questions et les réponses, qui rendent un débat stressant ou inepte de par les questions qui doivent suivre une petite liste bien définie et non pas le cours des réponses qui peuvent être bien plus intéressantes et utiles. A manquer de respect tant aux personnes invitées qu’aux spectateurs en bousculant leur monde, chrono à la main. Que ne réduisent-ils pas le nombre d’intervenants, de questions ou de thèmes à aborder. Qui trop embrasse, mal étreint. Finalement, on reste sur sa faim et on prend deux cachets pour se dé-stresser. A se demander quel but est finalement poursuivi dans l’élaboration de ces émissions.

Autre phénomène délétère, les supputations. Il est intéressant, parfois primordial, lors de l’analyse d’un évènement d’envisager les conséquences éventuelles ou inévitables. Il est par contre non productif de faire des procès d’intention ou de broder des scenarii sur ce que pourrait éventuellement dire ou faire une personne/politique quitte à enflammer la masse à l’écoute de telles supputations. On sait très bien que revenir en arrière est impossible. Il en va de même lorsque des journalistes se prêtent au jeu de la médisance ou de la diffusion de quolibets entraînant sur le long terme la détestation d’un individu, pouvant entraîner selon l’individu concerné une déstabilisation dans le pays. On ne peut dès lors ni parler d’impartialité, de neutralité, d’objectivité ou encore de professionnalisme et du sens des responsabilités liés au pouvoir de la fonction elle-même mais aussi du moyen de communication utilisé.
Les chaines du télévisuel portent tout autant la responsabilité de la façon dont les informations sont traitées, le choix des informations, et la façon de se comporter des personnes qui les utilisent pour envoyer des messages.

Les plus nuisibles sont, pour Magy, les chaines d’informations en continu. Certaines se font championnes de produire une journée entière si pas des jours entiers, des débats avec des invités mais aussi des hurluberlus et de passer les mêmes images sur un même thème. Il y a création volontaire de polémiques qui font naître un malaise ou une colère dans la société au fil du temps. Il est évident que les personnes participant à cet état de fait sont dans le déni total de leurs actes et des conséquences. Plus grave encore, ils sont dans la capacité de mettre de côté des informations pour en mettre d’autres en avant qui avantageraient leur position ou dédouaneraient leur attitude. Cela est totalement inacceptable. La profession en prend un sacré coup et Magy se demande ce que leurs confrères en pensent.

On en vient, à ce point, aux personnes invitées pour des débats ou « des échanges d’idées » dans le cadre dit de la liberté de s’exprimer et de la pluralité des idées. Là où le bât blesse, c’est qu’on laisse discourir n’importe qui même ceux qui n’ont rien à partager de valable, de constructif (même si différent), qui mentent, qui lancent de fausses informations, des calomnies, qui manquent de respect tant aux personnes qui se trouvent en face d’eux qu’à celles qui les écoutent et les regardent gesticuler, crier, s’invectiver, se donner en spectacle dans un lamentable ballet chaotique et discordant. Ces personnes ne sont pas que politiques, elles sont aussi issues de la société civile et sont présentées comme ayant une parole valide et admissible pour et par tous. Si récemment, certains meneurs de débats, interviennent pour corriger telle ou telle affirmation de l’un ou l’autre des protagonistes présents, ils restent encore trop rares et les corrections immédiates ne sont pas assez répandues pour éviter que lors de périodes de crise dans nos sociétés des poisons ne soient injectés et que l’antidote ne parvienne que trop tard. Comme pour toutes les professions et tous les acteurs de la société, le bon sens doit faire partie de l’équation compte tenu qu’ils sont supposés être membres adhérents à notre société basée sur un système démocratique défendant des codes et des valeurs bien définis.

N’est -il pas également non valable de mettre sur le même pied droit à l’information et droit à la présomption d’innocence, de vouloir enquêter à la place de la police et de parfois mettre une enquête ou des personnes en danger? Il y a suffisamment de cas, où nous avons besoin de reporters menant des enquêtes vitales pour notre système démocratique. Il est évidemment plus simple de ne pas entrer dans des sujets trop compliqués ou à risque et de laisser cela aux vrais professionnels. Là encore, le bon sens doit primer. On ne sera pas malade d’avoir des informations quelques heures ou quelques jours plus tard si cela garantit le bon déroulement d’une enquête, la sécurité des personnes et surtout évite que les suspects soient au courant de tout via les médias. C’est dans cette impertinence et cette course éperdue que le 4° pouvoir perd de sa crédibilité alors que cet aspect n’est qu’un pan de cette honorable profession mise à rude épreuve partout dans le monde.

Ce qui est moche et lâche est bien le déni de ces journalistes et le refus de leurs responsabilités dans les conséquences de certains évènements. Ils se retranchent alors derrière la corporation, jouant sur la victimisation du pauvre journaliste qui est toujours la cause de tout. Mais c’est une lourde erreur et de par ce comportement, ils ne font qu’agrandir le tort fait à leurs confrères et à toute la profession.

Pour que la liberté de la presse demeure, reste crédible et l’un de nos piliers, la corporation se doit de se remettre en question concernant un pan de son activité et de sa représentation.

La presse est l’un des premiers piliers à tomber avec la Justice dans les pays où la dictature s’installe ou dans les pays de l’Union européenne, comme la Hongrie, la Pologne, etc, où les extrêmes au pouvoir atomisent les droits fondamentaux un à un, par votes citoyens, pour mieux diriger et contrôler.

Alors que nous dénonçons cet état de fait en Europe et ailleurs dans le monde, des journalistes mettent en péril la confiance que nous devrions avoir dans leur rôle capital et se jettent dans la gueule de tous ceux qui cherchent le bon prétexte pour étouffer leur voix ou pour les utiliser à des fins peu recommandables. Il ne faudrait pas que ces derniers deviennent les arroseurs arrosés.

Que vive la liberté de la presse pour le bien de notre système démocratique.

Magy Craft

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