Femme, es-tu citoyenne à part entière?

Dans un monde où le manichéisme affiche un résultat défiant toute concurrence, dans une société partagée entre des êtres qui voient large, découvrent, cherchent, améliorent, créent, subliment et d’autres qui entrevoient petit, repli, sabotent, détruisent, assassinent, dominent, méprisent, nous voyons flotter ceux qui ont perdu leur libre arbitre. Ceux-là passent d’un camp à l’autre, rêvent autant de paix que de revanche, d’égalité que de satisfaction exclusivement personnelle, de beauté tout en niant leurs actes pollueurs au sens large, d’entente alors que le compromis est une notion qu’il leur est étrangère. Ceux-là se laissent tenter par la peur, l’égoïsme, la guerre, l’avidité, les idéologies absurdes. Ils ont de temps à autre ces sursauts de lucidité qui leur font découvrir les erreurs qu’ils commettent mais bien vite la voix d’un suborneur les attirent dans son piège, qui n’a même pas le mérite d’être nouveau, et l’envie du changement fait place à la peur de l’inconnu et tout reprend sa place. Ce qui est le plus navrant et le plus interpellant, c’est qu’au-delà des citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer, il ne se trouve aucun berger digne pour s’opposer au suborneur.

C’est au travers du comportement de la femme occidentale que nous allons voir comme il est aisé de porter les êtres à la confusion et comme il est difficile de les sortir de leur conditionnement. Nous l’avons déjà découvert dans le livre craftien « Racisme – une idéologie de l’absurde » qui démontre combien la victimisation est nocive pour l’individu et comment la division des « causes » porte préjudice à l’évolution de la société au travers de ses citoyens. L’idéologie du racisme camouflant une fragmentation trop importante des richesses, du savoir ainsi que du pouvoir à l’encontre non seulement des personnes que l’on nomme de « couleur » mais également et depuis toujours des femmes et des plus démunis. Ces trois « catégories » de citoyens se voulant égaux mais différents dans leur lutte , »en tant  que victimes », ont toujours affaibli les chances de progrès et de gommage des iniquités usurpatoires entre êtres humains.

Il faudrait des centaines de pages, nous fixerons qu’une pensée en quelques paragraphes. La douleur, le constat seront les mêmes.

Commençons par trois définitions de mots usuels qui ont une grande importance mais qui sont utilisés comme des coquilles vides:

  • mérite: qualité qui rend une personne digne d’estime ou de récompense
  • reconnaissance: sentiment de gratitude envers quelqu’un ou quelque chose
  • égalité: rapport qui s’établit entre des individus égaux (égalité de droits, liberté…)

La femme occidentale est fière de son statut de femme « libre » et « égale » en droits par rapport à l’homme de la société dans laquelle elle évolue, vit, travaille et meurt. Elle se bat pour que d’autres femmes, ailleurs sur la planète ou issues d’autres cultures, puissent jouir du même bonheur qu’elle.

Il semble qu’il y ait un gros problème dans la conception du bonheur et de la notion d’égalité ainsi que de la maîtrise des droits acquis de la part de la femme occidentale. On pourrait même dire que la situation est extrêmement décevante. Les débuts de la « libération » de la femme ont été difficiles car mal entamés. Les premières féministes ont confondu égalité des droits avec clonage. Comme si obtenir des droits élémentaires signifiait devoir changer de sexe ou être un mixte des deux sexes dans ses attitudes. Nous avons vécus pendant des décennies une bataille bien rangée et ridicule entre féministes aveugles et machos forcenés en mal de perdre leur pouvoir de domination, qui nous a fait perdre un temps précieux à tous, aux hommes comme aux femmes et qui a engendré une nouvelle génération en perte d’identité, ne sachant plus très bien comment se comporter et créant de nouvelles théories abolissant le genre en lui-même. Chaos total! Ceux qui voient petit ont eu la main mise sur l’évolution de la société et sur ce qu’ils ont décidé de ce qui devait la préoccuper.

Nous devons cependant, nous interroger sur le rôle des femmes qui au fil du temps ont accédé à des positions leur permettant d’agir ou d’influer sur la société, de changer ou créer des lois, de prendre des décisions importantes et favorables qui auraient légitimé la femme en tant qu’individu à part entière de la société. Il n’en a pas été ainsi et ce n’est toujours pas le cas.

kevlarAu contraire (à quelques exceptions près mais elles sont trop peu nombreuses), ces femmes n’ont été, ne sont qu’une pâle copie (imitation) de l’homme, n’exacerbant que leur côté rude et autoritaire, agressif, s’adaptant aux mêmes codes. Elles ont mis de côté tout ce qui fait la femme. Elles ont commis les mêmes erreurs, les mêmes injustices. Elles ont oublié que l’homme et la femme ont des spécificités de même valeur qui les rend obligatoirement complémentaires pour le fonctionnement d’une société stable et cohérente. Faute magistrale, elles ont oublié les femmes!

Pour qu’un individu existe, il doit être reconnu. Quand il est reconnu, ses droits sont exercés. Un individu se bat pour ce qui lui est dû et non octroyé quand il se pose en victime et accepte l’énoncé de la reconnaissance par ses pairs. Les femmes de pouvoir et d’influence auraient donc dû s’atteler à la reconnaissance à part entière de la femme dans la société comme individu et citoyenne. De là, tout se serait automatiquement mis en place logiquement.

Elles auraient pu commencer par changer le code Napoléon qui infantilise toujours la femme du XXI° siècle. Quelles femmes politiques ou d’influence s’en soucient-elles? Elles préfèrent nous ennuyer avec les publicités où les décolletés sont trop plongeants, oh malheur! La reconnaissance étant un élément clé, pourquoi aucune ne songe à faire imprimer dans les manuels scolaires, les dictionnaires et faire rentrer dans l’Histoire le nom de ces femmes qui sont à l’origine de découvertes médicales, scientifiques, paléontologiques, sociales, etc….. elles sont INEXISTANTES!!!

Le problème se situe dans le fait que la femme a été conditionnée à se considérer comme inférieure intellectuellement et à se cantonner à des places et à des rôles bien spécifiques. Ce conditionnement est devenu comme atavique et se transmet de mères en filles malgré l’idée de liberté et d’indépendance qu’elles croient avoir obtenues.

Les femmes ne devraient pas se comporter comme des victimes ou des êtres de moindre valeur mendiant, revendiquant une part plus juste, plus équitable dans la société. Elles doivent se comporter comme des individus, citoyennes à part entière de cette société et prendre tout simplement ce qui leur revient de plein droit, c’est-à-dire ce qui vaut pour le citoyen masculin de la société en terme de droits et de liberté en endossant les mêmes obligations, changeant ensemble ce qui doit l’être pour tous. Il n’y a pas à tergiverser de part et d’autre sur la question. Il est même surprenant qu’à notre époque, nous en soyons encore à exercer une telle discrimination sans que personne ne se pose la question du bien fondé de la situation ne fut-ce qu’au niveau moral de nos valeurs. Il est illogique, surprenant que nous devions passer par des votes, souvent sujets à controverses, de lois ou d’en créer pour plus de la moitié des individus citoyens de notre société afin qu’ils puissent vivre et travailler comme l’autre moitié dont ils partagent le lit et dont ils sont mères et enfants sans que cela ne gêne ou n’offense assez la société pour que cesse cette persécution à l’égard des femmes, des mères, des filles de la société occidentale, de la planète entière.

Il semble évident que les femmes de pouvoir, d’influence, les femmes en général ne se soient pas libérées du conditionnement ancestral. Elles restent conditionnées dans une lutte comme tous les êtres qui se victimisent au lieu de s’affirmer et de prendre ce qui leur appartient. Il n’y a aucune honte à être femme et aucune honte à être féminine. Il ne faut pas être masculine pour être intelligente et efficace encore moins utile d’être constamment agressive. Il n’y a pas de honte non plus à être mère et à ne pas vouloir faire carrière dans certains métiers que l’on dit d’hommes mais qui n’épanouissent pas tous les hommes non plus. La réalisation de soi ne passe ni par un clonage ni par une mise en boîte magistrale.

Il en est ainsi pour tous les individus hommes ou femmes. Ce n’est pas tant ce qu’ils font qui importe mais la reconnaissance de qui ils sont et la reconnaissance du mérite qu’ils ont à faire ce qu’ils font ainsi que la liberté de les laisser entreprendre ce qu’ils ont envie ou sont capables d’entreprendre.

Zumba-Zumba-Toning-Maman-Bébé-72Quant aux femmes, ce n’est pas la féminisation des mots, la manifestations contre les publicités dites « sexistes » et encore moins la castration des hommes qui sont les moyens adéquats et valables pour s’imposer comme être humain et individu citoyen. Cette manière n’est que minauderie qui tend à mendier, à implorer une récompense alors qu’il s’agit d’un droit fondamental qui se doit d’être appliqué.

L’épanouissement personnel d’être passe par sa reconnaissance en tant qu’être humain, individu et citoyen d’une société, par la valorisation de ses capacités et de ses apports à sa famille et à la société. Par conséquent les droits et obligations doivent être les mêmes pour les hommes et les femmes. Il ne s’agit donc plus de discuter ces inepties qui noient le poisson tels que tous les métiers s’appliquent aux femmes et aux hommes, que les femmes au travail doivent assumer « leur choix » et donc assumer les charges du foyer et des enfants sans autre forme de procès ou que les hommes doivent apprendre à jouer à la poupée et oublier leur virilité, etc…..

On parle de droits, on parle d’harmonie, on parle de respect. On parle de l’autre moitié de l’humanité que l’on continue à infantiliser, à utiliser à bas prix. On parle de ces femmes qui n’oeuvrent pas efficacement pour arrêter cette aberration et qu’enfin dans nos démocraties, au XXI° siècle, les femmes soient reconnues comme êtres humains, citoyennes égales et ayant les mêmes droits que leurs pères, maris, fils et que les textes soient modifiés en ce sens sans délai et qu’elles trouvent leur place dans les livres d’Histoire et les dictionnaires. Comment pouvons-nous lutter contre la maltraitance, les harcèlements et autres formes d’abus lorsqu’il est de notoriété publique que les citoyennes sont inférieures aux citoyens tout en prétendant qu’il ne manque « que quelques ajustements »? Encore une sacré schizophrénie sociétale.

Pères, maris, amants, compagnons, fils soyez respectueux, fiers, solidaires de celles qui vous ont donné la vie, qui la partagent ou de celles à qui vous avez donné la vie. Femmes, mères, épouses, compagnes, filles, soyez fières d’être vous. Eduquez vos enfants dans ce sens. Ne mendiez pas, vous êtes l’autre moitié de la médaille. C’est dans une complémentarité équitable que nous ferons de belles choses.

Magy Craft

 

 

 

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