Tête de bois ou parfait conditionnement?

Lorsqu’on fait face à des têtes de bois ou à des êtres conditionnés, endoctrinés, on se demande bien comment on va pouvoir communiquer avec eux et essayer de leur faire voir les choses sous un autre angle afin qu’ils puissent aborder les conjonctures de la vie autrement mais aussi et surtout qu’ils apprennent à ouvrir une fenêtre jusqu’à présent dérobée qui leur permettrait d’acter différemment et par conséquent de considérablement modifier non seulement leur propre existence mais la société en elle-même lorsque tous ces actes et modes de pensées sont modifiés.

Ceux-là même qui opposent un violent refus de se pencher sur la question du bien fondé de quelques postures inébranlables, sont précisément ceux qui s’épanchent sur les réseaux dits sociaux, je dirais de communication, qui éditent ou écrivent des articles dans la presse concernant la radicalisation, les tentatives/méthodes/échecs de la dé-radicalisation, la violence faite aux femmes, le « racisme », qui passent des heures à en débattre en changeant souvent de discours au fil du temps par ailleurs, à écrire des ouvrages plus par mode que par conviction et ne cernant toujours qu’une conséquence plutôt que la cause réelle, etc….

Les Craftiens avertis savent combien ce sujet me tient à coeur et combien les paradoxes, les névroses et la schizophrénie de cette société nuisent au bien être général des humains qui la composent sur tous les plans et à tous les niveaux.

Je suis revenue récemment sur deux points dont la presse, les médias et les politiques sont très friands, il s’agit de l’idéologie du racisme et de la condition de la femme. Ces trois acteurs de la société ont un pouvoir colossal de diffusion mais aussi d’influence sur la pensée des citoyens et leurs réactions. A plus forte raison quand on enfonce un clou dans une tête bien préparée depuis l’enfance concernant certains sujets qui se vivent par la suite au quotidien. Le « racisme » est une idéologie qui couvre d’autres facteurs préjudiciables et dont la couleur de peau à l’origine n’est qu’un prétexte pour camoufler une prise de pouvoir sur les plus faibles (femmes, pauvres, minorités) et les conquêtes territoriales. On découvre dès lors que cette idéologie est abusivement et stupidement encore répandue et inculquée à nos enfants au XXI° siècle. Paradoxalement, ces mêmes acteurs vont se pencher sur les cas des dites minorités dans lesquelles les femmes sont maintenant incluses alors qu’elles représentent plus de la moitié de la population mondiale et en même temps faire campagne contre la violence faite aux femmes et minorités. A vivre dans une telle incohérence, je me demande comment on est encore surpris du chaos sociétal, du mal-être psychique et des déficits budgétaires dû à des actions, des plans pris pour résoudre des problèmes que l’on continue à alimenter indéfiniment.

Prenons quelques titres de presse dont les mêmes mots sont utilisés par les médias et les politiques.

Concernant la femme politique parce que j’en avais parlé dans mes articles précédents:

S’il y a plus d’articles concernant les hommes politiques et des titres généraux quand un projet pourrait servir une femme, on peut noter que la manière dont les journalistes parlent des péripéties d’une femme politique n’est pas la même que lorsqu’il s’agit d’un homme. Espérons que ces journalistes traitent mieux leur femme, leur mère et leur fille à moins que le lendemain ils fassent un article concernant l’injustice faite aux femmes ou se fâchent dans le privé si les membres de leur famille sont atteints.

Si un homme politique commet une faute, est à nouveau accusé, dérape,

Une femme commet une bourde, fait du oui mais non, ou s’est couchée devant..

(extraits des titres des journaux connus)

Je vous laisse juges.

Passons maintenant à la propagation de l’idéologie du racisme.

Comme toujours les gros titres quand il s’agit « d’informer » de la mort d’un « noir » par un « blanc ». La mort d’un « noir » par « un « noir » ne fait pas la Une, cela ne fait pas sensation, cela n’alimente pas la haine, ni les conflits, ni les divisions.

 » (…) Suite à la crise économique des subprimes, la situation des Afro-américains a empiré. Le taux de chômage les concernant est supérieur à celui des autres Américains mais cela s’explique par le fait que ces familles avaient surtout comme principal patrimoine leur maison dont la valeur s’est effondrée. Les inégalités se sont creusées surtout entre riches et pauvres quelle que soit leur origine ou couleur de peau. La preuve se trouve dans le phénomène qui s’est produit, par exemple, dans la ville de Birmingham, Etats-Unis. L’intégration forcée des écoles de la ville, imposée par le Congrès, il y a cinquante ans, a provoqué une fuite des Américains « caucasiens » (comme ils disent, donc Blancs) vers la périphérie. Aujourd’hui, la ville est peuplée à 75% d’Afro-américains. L’élite afro-américaine déménage maintenant à son tour vers les banlieues effrayées par le taux d’échec scolaire et l’insécurité. On voit qu’il s’agit d’un problème de classe sociale ou d’éducation et non d’idéologie raciste. Autre phénomène assez particulier qui mérite qu’on s’y attarde, est la manière dont on traite les informations, ce qui est assez courant. Dans cette même ville de Birmingham, cent-dix meurtres sont commis par an. On n’en parle même pas. Quelle en serait la raison? Probablement parce que ces meurtres sont commis entre Afro-américains. Si ce n’était pas le cas, l’information serait à la Une des journaux et les diverses organisations s’en serviraient comme du pain béni pour plaider leur cause ou attiser la flamme de la discorde. C’est cela qui est le plus pitoyable. L’utilisation de l’idéologie du racisme peut être aussi perverse et se retourner contre ceux qui l’utilisent. Dans ce cas-ci, le « racisme » n’étant pas une raison, personne ne se penche sur la gravité de la situation vécue par les citoyens de cette ville.(…) » (Extrait de Racisme – une idéologie de l’absurde – Magy Craft – Thebookedition.com)

Un autre fait récent en Belgique m’a aussi fait bondir. Si je ne m’attendais pas à des miracles du côté des journalistes bien que je garde toujours espoir, étais-je en droit d’espérer quelque chose de différent de la part de Meryame Kitir, Députée fédérale et Présidente du groupe Sp.a de la Chambre depuis 2015 (socialiste)? Suivant mes deux derniers articles, sans doute pas. Cependant, il y a des exceptions ou un nouveau virage possible. Ce ne sera pas encore pour cette fois-ci.

Ce cas est intéressant car il regroupe le sujet de l’idéologie du racisme et celui du statut de la femme dans la société occidentale comme citoyenne à part entière. L’histoire en bref. Lors d’un débat à la Chambre concernant les licenciements chez Caterpillar, Mme Kitir a été interpellée par son homologue de l’Open-VLD qui lui a conseillé de retourner dans son pays. La presse s’est empressée d’écrire « Retourne au Maroc ». Des excuses publiques ont été adressées à Mme Kitir de la part de M. Van Biesen accusé de propos racistes envers cette dernière et de toute la communauté marocaine.

Il est gênant et délétère que politiquement on continue à utiliser l’idéologie du racisme pour couvrir le comportement de personnes à court d’arguments et qui bien conditionnés, vous sortent, comme tous les faibles, une remarque qu’ils savent va vous atteindre au plus profond de vous-même. Il ne fallait donc pas que Mme Kitir tombe dans ce piège mais réagisse en femme politique et être humain libéré de ses complexes. Car maintenant que la femme est incluse légalement dans le cercle « des droits des minorités culturelles et autres… », Mme Kitir tombe dans le piège des origines. Non, Madame, vous êtes Belge et vous auriez dû vous en souvenir et non pas vous présenter en victime comme femme et comme citoyenne d’origine marocaine. Car le pire dans tout cela a bien été d’intégrer la communauté marocaine. La phrase nauséabonde de M. Van Biesen ne mentionnait pas le Maroc, c’est la presse qui l’a mentionné. Tout le monde le sait, dira-t-on, je ne crois pas et sans gros titre, on n’aurait pas délibérément fait participer une communauté que l’on veut intégrer et considérer comme belge. Tous les protagonistes de cette affaire sont en faute, du début jusqu’à la fin.

On s’étonnera car nous restons des enfants émerveillés et surpris que l’Extrême droite monte en flèche, que les diasporas restent fidèles à leur pays d’origine et pas seulement par le coeur, que les femmes et les minorités restent citoyens de second rang.

Magy Craft

 

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