Radicalisme, attentats, commémorations, énième commission parlementaire, etc

Rien de neuf sous le soleil. Votre Magy est désespérée. Le temps passe et les comportements persistent. Accablée avant de pouvoir aligner une phrase, la préférence ira à la copie de certains extraits  du chapitre relatif au développement du radicalisme en Europe parus dans « Quand la terre tourne carré » édité en 2013. La répétition étant la seule religion de l’Homme…

« (…) Nous gardons en nous la peur viscérale de l’obscurité et de la faim, du manque et de la solitude. Tous les critères premiers de l’animal aux abois dans un monde hostile où la survie dépend de la chasse en meute, du refoulement des clans adverses pour garder le pouvoir sur les territoires où se situent les ressources. Nous avons, au fil du temps, enrobé tout cela de jolis textes et de bonnes intentions mais lorsque les pénuries ou les difficultés se présentent le beau verni de cette dite civilisation se craquèle en une fraction de seconde et l’Humain enlève son masque pour redevenir l’animal apeuré et sectaire. Il redevient le grand amnésique de l’Histoire, celui qui n’a rien appris. Schizophrénie, amnésie, répétition. Serait-ce finalement cela la définition de l’humain ? Le condensé de toutes les causes de son malheur pour lequel on cherche désespérément un amas d’explications amoncelées dans des thèses qui sont plus une apologie à l’excuse qu’une recherche au remède.(…)

(…) Nous sommes devenus aussi de grands moralisateurs. Notre égo a augmenté de volume bien plus que la capacité de notre cerveau qui du reste n’est toujours pas utilisé à sa juste valeur. La cage est parfumée du souffre de la morale de celui qui la donne sans la suivre. Cette époque est tellement jonchée d’inepties qu’il est ardu de trouver un sentier praticable pour nous guider vers un semblant de compréhension qui pourrait nous aider à remettre nos têtes à l’endroit. Les nuages semblent si noirs et si bas, que les épaules se courbent et que le renoncement tapi dans un coin attend sa victoire. Elle est bien loin notre belle tour de Babel, nous sommes dans un asile psychiatrique. (…)

(…) Nous sommes si fiers de notre potentiel créatif et de cette masse gluante et nerveuse emprisonnée dans une boîte d’os que nous nous amusons à évaluer la progression de son volume au fil des millénaires. Le cubage croissant de notre cerveau nous a-t-il servi à dépasser la fureur bestiale et primaire inhérente à toute créature animale ? Au vu de nos exploits, on pourrait sans doute dire que nous nous sommes dévalués par rapport au reste de la faune en ce sens que les bêtes tuent pour survivre et s’alimenter et que nous, nous nous offrons le luxe de tuer pour le plaisir, de décimer par avidité, de mutiler par haine, de massacrer par idéologie et que nous jouissons sans fin de l’exploitation cérébrale pour des productions monstrueuses de destruction alors que nous pourrions l’utiliser à des fins de construction. C’est à ce moment fatidique que l’Homme schizophrène apparaît dans toute sa splendeur, étincelant de mille feux d’indignation et de larmes. On le verra manifester dans les villes de son monde à l’agonie, cracher son dégoût sur les murs virtuels pour cacher son visage de la honte, envoyer des secours aux rescapés des populations qu’il a condamnées, replanter une racine là où il a pulvérisé des milliers d’arbres.

Jour après jour, minute après minute, on entend ce tumulte de voix, on lit ces mots outrés qui ne sont que les effets précipités d’une envie de déculpabilisation individuelle pour l’accord tacite d’un pacte social. Il est rassurant de se dire que personnellement on n’est pas responsable du chaos qui sévit partout dans le monde ni même tout près de chez soi. Il est par contre très dur d’admettre qu’un examen de conscience permettrait de démontrer le contraire car si chaque individu n’est pas partiellement responsable qui l’est ?

Sur ces mêmes murs virtuels de déculpabilisation où seuls les innocents s’expriment éclatent à chaque instant une violence et une bassesse inouïe. Tous ces bons Samaritains se livrent une guerre encore plus effroyable que celle qu’ils sont censés condamner, s’opposent comme les armées sur le terrain, prennent partie sans souvent comprendre les tenants et les aboutissants et participent ipso facto au conflit.La guerre de terrain est reportée sur écran avec une différence majeure: ceux qui ont envoyé les soldats se faire tuer ont un objectif (quel qu’il soit du reste), sur l’écran peu connaissent la raison fondamentale. En définitive, les bons Samaritains ne sont pas meilleurs que ceux qu’ils décrient et une analyse personnelle de son for intérieur est inévitablement nécessaire pour admettre que nous participons tous d’une façon ou d’une autre à notre sort commun.(…)

(…) Rancunier de nature, ce trait de caractère lui est bénéfique quand vient le moment de justifier ses actes. Il est certain qu’un être doté d’autant de bonté et de miséricorde ne peut agir négativement à l’encontre de son prochain que contraint et forcé. Tout amnésique qu’il soit, l’Homme possède une mémoire de la rancune extraordinaire. La visibilité de ce potentiel est mise en avant dans les conflits actuels. Loin de chercher une résolution par des solutions tenant compte de la mentalité du temps présent, de la situation du jour, il est plus confortable de justifier ses actions barbares par un petit cours d’histoire qui nous remettra en mémoire les actes de nos aïeux et de certaines paroles de prophètes. Nous voilà dédouanés de toutes ces horreurs. Nous sommes hantés par des fantômes, cela ne nous laisse aucun libre arbitre. Cependant, personne ne semble plus croire aux fantômes de nos jours, une étrangeté de plus. Ce qui le rend foncièrement paradoxal, une fois encore, par rapport à son déni du passé pour les expériences et les leçons à acquérir. (…)

(…) Aussi aveuglante qu’un éclair dans un ciel d’orage, aussi assourdissante que le bruit du tonnerre, la finalité d’un processus enclenché depuis plus de trente ans était inéluctable et définie dans ses termes. Mais l’Homme amnésique embourbé dans ses analyses et ses prédictions de faits isolés et muré dans un déni sans nom ne pouvait que courir à la catastrophe pour mieux analyser les conséquences et les oublier tout aussitôt. En moins de temps qu’il n’en faut pour tourner la page du dernier journal paru, les Etats se réunissent pour délibérer afin de décider s’il faut prendre le risque ou non de continuer à jouer aux échecs dans certaines parties du monde et d’armer avec un risque potentiel les fameux barbus terroristes qu’ils combattent quelques kilomètres plus loin. Ineptie, absurdité, folie. Que dit le Samaritain pendant ce temps sur son beau mur virtuel à l’abri de toute exposition ? Il prend comme à son habitude partie pour un camp ou l’autre, fait sa guerre, développe ses théories tout en critiquant les représentants de son pays qu’il a élus. La question est de savoir si les élus sont à l’image de ceux qu’ils gouvernent ou si les gouvernés ne savent qu’aboyer sans réellement être dans la capacité de faire les choix judicieux. (…)

(…) Mais cette créature complexe a développé dans les méandres sinueux de sa cervelle un sentiment bien lourd à porter et qui lui rend la vie parfois impossible ; il le nomme : culpabilité. C’est cela qui le rend sans doute aussi étrange car l’Homme est dès lors écartelé entre son instinct barbare et égoïste et sa volonté de bien faire. Conscient de ce qui selon ses codes éthiques est bien ou mal, il vit avec ses remords et ses regrets et passe son existence à se justifier.

Quoi de plus explicite et d’insensé, à notre époque des grandes migrations humaines, que le comportement dangereux tant affectionné de déni que les sociétés occidentales ont adopté par rapport à ce qu’elles ont appelé les politiques d’intégration. Empesés dans leur costume d’anciens colonialistes, les pays d’accueils ont voulu laver leur faute en adoptant une attitude paternaliste condescendante telle que leurs propres populations en ont payé le prix fort. De la politique d’intégration on est passé à la politique de quasi assimilation des autochtones par la dernière vague des nouveaux venus, en touches successives de modifications des lois, des comportements, de nouveaux partis politiques religieux issus des principes des nouveaux venus, de façon de vivre et jusqu’à l’abolition de certaines des traditions locales et d’interdiction de mots de vocabulaires pouvant heurter les nouveaux arrivés sans aucune contre partie. (…) Afin que cette amnésie se matérialise, les « élus » pondérés de certains pays d’accueil accepteront que soient burinés leurs monuments classés pour que s’efface à jamais ce qui pourrait entacher l’image de victime qu’on leur donne exclusivement. C’est ici que toute la complexité de la créature humaine va entrer en jeu ainsi que le comportement de la masse, des médias et de la société dans son ensemble. (…)  La faute magistrale a été de vouloir absolument traiter la difficulté sans prendre en compte cette notion religieuse qui pourtant est partie prenante de la vie politique, sociale, familiale de ces populations et qui régit donc toutes leurs actions et leurs décisions. Cette erreur, ce déni fondamental a empêché la lisibilité de la situation dans le contexte de la volonté de ces nouveaux arrivants à s’adapter à leur nouvel environnement et aux us et coutumes locaux et son évolution dramatique jusqu’à aujourd’hui et toutes les conséquences avec lesquelles l’Occident doit maintenant vivre. A brillé à ce moment, à nouveau, toute la culpabilité post coloniale des Occidentaux qui se sont empêtrés dans les fils du réel et de l’inconscient. Le plus infamant n’a-t-il pas été d’étouffer les voix de leurs contemporains qui avaient la compréhension des événements et pire de se retourner contre eux et de créer une classe de « racistes » et de xénophobes fictifs par la masse des « bien pensants » soumis à leur culpabilité ancestrale, aux politiciens avides de nouveaux électeurs à n’importe quel prix. Parallèlement, les musulmans avertis et alertés, soumis à une pression quasi tribale et refoulés dans le même temps par les politiciens qui prétendent œuvrer pour la Justice et leur protection, sont restés ensuite silencieux ou ont été exclus de leur communauté devant vivre en marge des deux sociétés devenant des étrangers tant dans leur pays d’origine que dans leur pays d’accueil et au sein même de leur communauté établie dans un des pays d’accueil. Quand la bonté du Samaritain crée l’enfer sur terre. C’est par orgueil ou naïveté aussi que la majorité des Occidentaux n’a pas pu accepter l’idée qu’elle pouvait être manipulée par deux groupes parmi ces nouveaux venus, les politiciens et les fanatiques, qui ont joué la carte de la victimisation, ayant très bien compris le point faible des ces Occidentaux rongés de remords et prêts à tout pour se racheter une conscience ; cela dépassait tout entendement pour ces pauvres créatures imbues de leur supériorité paternaliste qui ont misé sur la carte du redresseur de tort. C’est la grande époque de tous les mots en « isme » et en « phobe » et la dictature du langage pour les autochtones envers les immigrés musulmans ou d’origine arabe, la mise à genoux sans concession, l’interdiction de réplique à toute attaque et insulte voire les agressions qui trouvent toujours une justification. Les sentiments de colère et d’injustice grondent.

La grande question qui persiste depuis plus de trois décennies est pourquoi cette catégorie d’immigrés ne parvient-elle pas à s’intégrer, à s’épanouir dans les pays de leur choix? Personne ne semble constater qu’il ne s’agit pas d’un pays en particulier mais d’une généralité. Si ce constat avait été fait ou plus particulièrement accepté, combien de temps et d’énergie auraient été gagnés ainsi que d’argent, nerf de guerre et objet vital de la société et même et surtout de vies humaines. Car songeons-y, quel mouvement vit le jour à cette époque au Moyen-Orient ? (…) Alors pourquoi pour cette dernière vague, la seule possibilité de non intégration doit-elle avoir pour cause exclusivement le racisme des populations des pays d’accueil. Cette analyse défendue par nombre de spécialistes, de politiciens et de « bien pensants » va engendrer une crise bien plus profonde dans les pays d’accueil tout en permettant le développement des groupes extrémistes. Une théorie du non-sens. Voilà l’Occident bien avancé. (…)

Enfermé dans son autisme et sa cécité, notre Homme, multi média champion en moyens de communication, ne parvient pas à se comprendre ni à échanger ses idées. Car deux points primordiaux vont être débattus sans fin dans un climat d’une extrême violence au point de diviser les populations et de créer un climat torride dans toute la société Occidentale. Ce malentendu sera à l’origine du combat qui est mené maintenant avec les armes sur un autre continent. N’oublions pas que l’homme est schizophrène, égoïste et amnésique.

Ce malentendu provoqué et entretenu par certaines créatures démoniaques sert bien évidemment des intérêts qui dépassent la masse de nos bons Samaritains qui tels des pantins se laissent manipuler de part et d’autre avec la conviction d’user de leur libre arbitre et de défendre la notion vague et déformée de démocratie et de Droits de l’Homme. Quand certains Occidentaux avertissaient de la montée des intégristes musulmans et de leur visée politique mondiale, les autres embourbés dans la vase de leur ignorance et de leur conditionnement par une presse à la solde des partis politiques ont entretenus l’amalgame avec tous les musulmans favorisant ainsi le développement de tous les partis extrémistes et l’impossibilité d’un front commun pacifié contre un danger mondial.

Notre bon et gentil Samaritain, des deux camps, occidental et musulman, participe de manière active au débat sur son mur virtuel. Il s’épanche, il insulte, il remonte le temps, nous parle des Chrétiens et de l’Inquisition, des prêtres pédophiles, du Coran, des amalgames, du délit de faciès, des emplois, des ghettos et d’un tas d’autres choses. Tout cela a-t-il du sens ? Pendant ce temps, les médias ne restent pas inactifs et s’en donnent à cœur joie en distillant leur venin suivant la couleur du parti en place, leur propre tendance politique. Tout est morcelé, parcellisé. On ne voit toujours pas la cause originelle mais elle apparaîtra bien assez vite malheureusement. Et pourtant tous les signes, tous les symptômes sont là. Le déni persiste. Car dans le vacarme des cris et des insultes, les islamistes extrémistes font leur nid. Pourquoi un tel aveuglement persiste-t-il ? C’est le moment des amalgames à combattre. Obnubilé par son rôle de défenseur des faibles et par son incessante lutte de conscience, notre bon Samaritain préfère maudire son compatriote qui le met en garde contre l’exploitation du sentiment de victimisation alimentée par ceux-là mêmes qui croient bien faire et par les médias, par les fanatiques islamiques que d’ouvrir les yeux et de faire la part des choses en analysant correctement son comportement. Du côté des musulmans immigrés, on répète les slogans poussifs de racisme et d’injustice plutôt que de regarder la réalité en face et de s’élever en front commun contre ces terroristes. Le terreau est fertile pour l’extrême droite occidentale qui va jouer avec les sentiments d’abandon, d’exaspération et de peur des populations autochtones. La différence étant que les Occidentaux vont dénoncer cette montée de l’extrême et essayer de la combattre bien que, connaissant le paradoxe de l’Homme, les politiciens, toujours dignes représentants des citoyens et fidèles à leur exécrable jeu, vont tout faire pour continuer à l’alimenter malgré les avertissements et les faits concrets. Ces mêmes politiciens dépourvus de bon sens ou de toute conscience vont aussi permettre à des partis extrêmes prônant la fin d’une nation ou de leur monde, d’exister en toute légalité, de provoquer leurs citoyens par des décrets modifiant la façon de vivre de leurs populations pour satisfaire les musulmans radicaux. Doit-on dès lors parler encore d’intégration ou d’assimilation des autochtones, tel est le sentiment qui se crée. On ne peut nier le rôle trouble joué par les politiciens et leur responsabilité dans ce drame social, politique et humain. En permettant à cette communauté de vouloir imposer leur culture dans les textes législatifs des pays d’accueil c’était aller au-delà du respect du maintien de l’identité culturelle. Ces mêmes politiciens ne pensant qu’à leur petite personne et non au mandat qui leur avait été remis par les citoyens ont misé sur les voix de ce nouvel électorat pour le jeu des élections et non l’avenir du pays qu’ils sont censés gouverner. Un des points clef de la division des citoyens a été le port du voile par les femmes musulmanes y compris dans les institutions publiques. Une guerre, un chaos qui n’aurait jamais dû avoir lieu si l’Homme au cerveau développé n’était aussi schizophrène, égoïste et manipulateur.Des ruines des révolutions arabes sont sortis les barbus islamistes fervent adorateurs d’Allah. Les musulmans qui rêvaient de démocratie ont récoltés les épines de la Sharia. La responsabilité est internationale et multiculturelle. Tous, nous avons notre part du fardeau à porter. En Occident, le déni et chez les musulmans le silence ou la participation. Le climat est morose, jonché d’éclats de bombes et de cadavres au nom de Dieu par des fanatiques que personnes n’aiment. Dans leur pays respectif, nos Hommes d’Occident sont sur le qui-vive à la moindre alerte, redoutent les attentats, s’ahurissent devant les kamikazes, manifestent contre les prêches anti-occidentaux dans les Mosquées, protestent contre les groupes islamistes extrémistes qui discourent publiquement et sans entrave.

Leurs politiciens, toujours sur la brèche, répondent par un renforcement policier, la libération des membres des groupes pro sharia, acceptent un parti officiel Islamique, se mettent à genoux devant l’argent des pays amis de ces pays de terreur par le rachat de leur propres banques, la construction de bâtiments faramineux dans leurs capitales, d’implantations commerciales gigantesques, dépensent de l’argent pour l’intégration utopique de ces mêmes personnes radicales, suppriment les fêtes traditionnelles de leurs citoyens, contrôlent leur vocabulaire, acceptent dans leur parti des négationnistes et des membres islamistes. D’autres pays occidentaux choisissent finalement un discours de survie et exaspérés exigent l’acceptation des règles communes à tous et l’identité culturelle de tous ou le retour vers leur contrées d’origine. L’Homme est pieu et ne souhaite que vivre en paix !(…)

Entretemps, les printemps arabes dans les pays du Moyen-Orient ont explosés et les voix d’ici, celles qu’on a brisées n’avaient pas tort. Les musulmans souffrent eux-mêmes de ces tortionnaires de la Sharia et les combattent alors qu’en Occident depuis des années les politiciens et les bien-pensants les ont laissé s’épanouir comme des ronces dans un champ de blé au sein de mouvements ayant pignon sur rue, leur ont donné champ libre de créer leur parti politique ou d’infiltrer les nôtres, d’entrer dans nos institutions, dans les Mosquées pour distiller leur poison, avec l’accord tacite des dirigeants des deux pôles, dans le but d’enrôler les jeunes dans leur délire sanglant de suprématie, prêcher dans les prisons dans le même but. Les musulmans immigrés sont toujours silencieux, très peu de voix commencent à s’élever. Les représentants des musulmans modérés, ignorés jusqu’ici, las et amères, laissent le poids de la responsabilité du désastre sur les épaules du gouvernement du charmant pays si accueillant. L’homme occidental serait-il donc en définitive le complice des islamistes extrémistes voire l’instigateur du déclenchement des guerres pour de bas intérêts géopolitiques et économiques considérant vilement la propagation de cette lèpre infâme et ses ravages comme des dommages collatéraux et imbu de son pouvoir avoir la certitude de maîtriser la situation et d’y mettre un terme à sa convenance ? Comment va réagir l’Homme civilisé, ce bon Samaritain manipulé de la masse, ampli d’amour, de bonté, de conscience, combattant pour les droits de l’Homme, manifestant contre les guerres, luttant pour sa religion maintenant que lui même est directement en danger, sa propre progéniture embrigadée dans une cause qui n’est pas la sienne et devenue chaire à canon pour des fanatiques dont il ne voulait pas entendre parler ou qu’il croyait loin de lui ? Heureusement pour lui, il a surement déjà oublié tous les débats et les violences récents. Et de toute façon il refera l’Histoire avec ce dont il se souviendra en se « remettant » dans la mentalité de l’époque. C’est trop cocasse pour ne pas le citer quand il n’a déjà pas conscience de son présent.

Avec la même ineptie béate, notre bon Samaritain continue néanmoins à ne pas faire le lien entre les politiques menées en Occident et au Moyen-Orient et les répercussions dans le monde. Dans ce monde qui s’érode lentement. Outragé par les morts et le sang d’un peuple, il demande le meurtre et le sang d’un autre. Il ignore ou réfute stupidement qu’il mettra au pouvoir les fanatiques qui lui volent et tuent sa progéniture sur son propre territoire. Bon amnésique, il a déjà oublié les ruines des printemps arabes et leurs barbus mais il est fier d’envoyer ses compatriotes mourir en terre étrangère pour les combattre. Lui-même, égoïste transi, hurlant sa haine et sa rage ainsi que des sanctions pour les égorgeurs d’enfants, fera virtuellement couler autant de sang, que les médias d’encre empoisonnée. Dans le même instantané, ses représentants politiques se demandent dans un intérêt géo politique, économique et électoral, s’il serait judicieux et à risque limité d’armer une partie de ses semblables en terre étrangère pour tuer d’autres semblables qui ne servent plus ses intérêts sans que ces armes ne servent les barbus fous furieux qui se battent aux côtés du groupe choisit par les Occidentaux et qui donc risquent bien de gagner une nouvelle bataille. Difficile à suivre, à comprendre quand on est sain d’esprit. Car la perversité de son paradoxe ne s’arrête pas là. Notre Homme nous apparaîtrait trop lisse, trop simple. Il va dès lors nous donner un exemple supplémentaire, parmi tant d’autres, pour l’illustrer. Quelques articles plus loin, nos bons Samaritains toujours aussi férus de justice et de paix dans le monde sont entrés dans la grande polémique du permis du port d’arme. La presse et les médias étant les grands corbeaux des horreurs et les messagers des bouées politiques, ces derniers se délectent d’abreuver leurs lecteurs et leur public d’annonces morbides, n’hésitant pas à les interpeller pour leur demander leur opinion sur les réseaux dits sociaux. Le bon Samaritain, on l’a déjà compris, va hurler au scandale, pleurer toutes les larmes de son corps devant les corps de ces enfants tués par un fou dans des écoles, des commerçants abattus lors de vols minables, des passants massacrés sans raison par un criminel qui aurait dû être appréhendé ou mis sous haute surveillance si la « Justice » fonctionnait correctement. Il est donc éthique de faire la guerre et de tuer en masse au nom d’un Dieu, d’un intérêt économique ou politique mais il n’est pas éthique de tuer quand on est fou ou désespéré. Or quand on est fou ou hors champs, on se moque bien de l’éthique. A nouveau il faut se laver de ses fautes collectives mais néanmoins indirectement individuelles en trouvant une cause noble à défendre pour se racheter.(…)

(…) L’Homme a trouvé un moyen agréable de se faire la guerre au nom des convictions et du « bien-être » de ses semblables dans un jeu d’égoïsme, de mensonges, de manipulation, de destruction qui va mener les pays et le monde dans un chaos immonde. Notre bon Samaritain, l’Esaü de la société, ne semble pas y comprendre grande chose. Membre de la masse, il invective les différents bergers tout en leur redonnant indéfiniment le pouvoir. Ayant du goût pour la variation, il va jouer aux chaises musicales inlassablement sans se rendre compte que cela n’apporte aucun changement. L’ineptie reste présente. Les médias et la presse, vaillants collaborateurs des dérives sociétales, ne sont pas en reste. Il faut absolument analyser et détailler ces absurdités que l’on trouve normales et prédire les différents effets possibles, comme on attend les résultats du Lotto, au lieu de prendre le recul nécessaire et réaliser le danger de la pente sur laquelle on glisse. C’est comme si toute une société était enfermée dans un bocal que l’on secoue et que chaque individu avait la tête à l’envers.(…)

Après nous avoir remis en mémoire une partie de ce qui a exaspéré les citoyens et implanté le radicalisme islamiste chez nous, que constatons-nous aujourd’hui?

Les partis politiques « classiques » adjurent les citoyens de ne pas se tourner, de ne pas voter pour l’extrême droite ou tout autre parti dictatorial ou populiste MAIS ne font absolument rien pour modifier leur politique, celle qui fait que les citoyens se détournent d’eux et votent par dépit pour le pire scénario. Les citoyens quant à eux n’ont pas tous la sagesse d’exercer leurs droits autrement que par un vote catastrophique et plonger l’Europe dans un froid plus que glacial.

L’Union européenne souffre car ses membres, tous ces pays où les attentats ont lieu, où la crise sévit, jouent la carte du nationalisme et pensent pouvoir régler leurs problèmes tout seul. Il est vrai que les islamistes radicaux ne dépassent pas les frontières ni la crise du reste!? Il est vrai que nous sommes plus solides seuls qu’ensemble face aux autres blocs économiques et politiques!?

On instaure une énième commission parlementaire pour définir les mesures à prendre afin de combattre les terroristes islamistes. Ce qui choque c’est qu’on se rend compte que l’on discute non pas de nouveautés mais comme si on découvrait la lune. C’est vraiment effroyable. Et ne parlons pas de cette fameuse déchéance de nationalité. Sans même vouloir deviser sur « le pour ou le contre », informons seulement d’une objection émise par certains acteurs de la société: « on ne peut rendre une personne apatride ». Nous renvoyons ces personnes au souvenir de la multitude d’Européens non criminels ou terroristes qui depuis la moitié du XX° siècle ainsi que leur descendance sont apatrides – réfugiés de l’ONU.

Et pour finir passons aux commémorations des attentats. Votre Magy en est troublée pour ne pas dire confuse d’autant plus qu’à Bruxelles se déroulait une commémoration le jour même d’un attentat à Londres. Il semble donc que ne soit pas acquise l’évidence que nous ne soyons pas au bout de nos peines et qu’il est temps de relever nos manches. Il ne s’agit pas de commémorer la fin d’une guerre et encore cela ne nous empêche pas d’en commettre une autre. Il va être difficile de faire une commémoration pour tous les attentats. Il serait plus judicieux de changer notre mentalité, de modifier nos choix, d’augmenter notre combativité et d’illuminer notre clairvoyance. Ce n’est pas en laissant le pouvoir à d’autres démons fussent-ils Occidentaux que nous allons améliorer nos vies. Avons-nous encore du courage, sommes-nous si lâches?

Magy Craft

qlttc2016

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