Le narcissisme des syndicats et leur folie des grandeurs

Votre Magy se devait de regarder la première de « l’annexe » au JT de la RTBF, « Jeudi en prime + », dont l’invité était notre Premier ministre Charles Michel.

Un invité « surprise » a eu l’occasion de poser une question à notre Premier ministre. Cet individu était Robert Vertenueil, secrétaire général de la FGTB, le deuxième syndicat en Belgique de par son nombre d’adhérents et de tendance socialiste.

Votre Magy n’est plus étonnée du manque de respect que ces individus témoignent à leurs interlocuteurs, il ne fait que démontrer leur manque d’éducation et d’ouverture d’esprit. Par contre, on les entendraient braire à tout vent si n’importe quel « adversaire » devait dire un mot de travers ou s’indigner de leur comportement. Eux seuls ont droit à une constante agressivité et eux seuls détiennent la vérité absolue. Un bonsoir Monsieur X ou Madame Y leur occasionnerait un ulcère. On n’est pas certain qu’ils servent vraiment les intérêts de leurs membres. Il n’y a que les adeptes inconditionnés qui n’en ont pas encore pris conscience.

Ce qui est vraiment choquant est cet appel de coalition après 2019 avec les partis PS (socialistes), PTB (marxiste-leniniste et 2° parti en Wallonie), Ecolo.

Le syndicat FGTB ne trouve donc plus anormal de faire de la politique (déjà qu’il se mêle de la gestion des entreprises sans être actionnaire) et de se mêler des questions sociales et économiques du pays (même s’il le faisait sous la couverture PS), sans être élu démocratiquement par les citoyens de la Belgique et sans avoir donc une représentation légitime au Parlement, comme le soulignait très justement le Premier ministre, mais en plus Robert Vertenueil ose prétendre qu’il s’agit d’une dérive qui pose problème à la démocratie!

Votre Magy pense que ce sont les syndicats qui outrepassent leurs droits et qui posent problème à la démocratie. Quand R. Vertenueil dit que cela signifie que les citoyens n’ont pas le droit d’être intéressés à la politique entre deux élections, il fait un sacré raccourci qui ne peut duper que les imbéciles. Nous sommes en Belgique, aux dernières nouvelles, en démocratie représentative. Les citoyens choisissent leurs élus par vote lors d’élections. Cela ne les empêche pas de participer à la vie politique au travers d’associations et d’organisations le temps de chaque mandat et aussi d’exprimer leurs idées ou désaccord. Il y a des choses à améliorer soit mais certainement pas comme le souhaite cet individu et le PTB, c’est-à-dire par une espèce de coup d’état perpétuel qui mettrait à mal tous nos principes et valeurs démocratiques.

Finalement on se demande si on doit avoir peur des nationalistes flamands ou des syndicats et nationalistes wallons.

De plus, Votre Magy est en colère et clame que tous ces gens qui n’ont strictement rien à faire de Bruxelles à part la perturber par leurs cris, leurs blocages, leurs déchets, leur annexion sans consultation et sans aucun respect pour les Bruxellois feraient bien mieux de rester dans leurs provinces et de réfléchir à comment garder la maison debout. Dans une Union européenne qui doit se fortifier face aux blocs extérieurs, il est minable qu’au sein de celle-ci des groupes d’insensés divisent les citoyens des Etats membres alors que ces derniers peinent à se solidariser. Cette schizophrénie sociétale est intolérable et nuit à notre bien-être collectif.

Nous, on voudrait à nouveau zwanzer et c’est pas parce qu’ on fait pas de son nez qu’on est des aarmoei.(Je vous invite à consulter un dictionnaire bruxellois pour la traduction).

Je joins un article écrit en mai 2017

Magy Craft

Les syndicats: service ou raison d’être ?

Dans les pays de l’Union européenne durement frappés par une crise économique interminable et un système politique obsolète, nous avons vu comment les différents acteurs de la société se comportent et contribuent par leurs contresens à leur propre insuccès et mise en péril. Les optimistes et innovateurs devant se confronter aux pessimistes iconoclastes embourbés dans un schéma duquel ils n’arrivent pas à sortir faute d’imagination. C’est ainsi que l’on permet l’incrustation et la propagation des terroristes islamistes, que l’on favorise l’endoctrinement de millions de citoyens par l’extrême droite ou l’extrême gauche ou toute forme d’extrême et que l’on croit par dessus le marché qu’une fois encore on les a évincés alors qu’ils reviendront sous un autre nom, un autre visage, un autre programme. Donc, les vieilles habitudes reviennent illico presto en refusant un comportement sensé, en reprenant une opposition partisane destructrice et non constructive et en permettant à n’importe qui de déblatérer sur antenne des mots comme dissident, prise de pouvoir, débauchage, prise de guerre en parlant d’un chef d’Etat et de ses ministres élus par vote démocratique.

Et les syndicats?
Il fut une époque où la création des syndicats fut une nécessité afin d’obtenir un salaire et des conditions de travail dignes. Il fallait un changement. Il fallait que des individus prennent en charge les travailleurs pour les informer, les guider et pour négocier en leur nom. Personne ne l’oublie.

Le temps a passé. La société a changée, ses besoins aussi. Les syndicats se sont métamorphosés en super structures qui souvent s’affrontent entre elles. Ils sont devenus des interlocuteurs incontournables des gouvernements. Ils tiennent toujours le verbe haut, mènent les troupes, bloquent un pays, prennent les citoyens en otage, s’allient à des partis politiques, séquestrent les PDG des entreprises, veulent diriger les sociétés tout en voulant une politique qui les mène à leur ruine ou les empêche de se développer.

Les syndicats comme les autres acteurs de la société sont en plein paradoxe et schizophrénie.

Quelle que soit la tendance du gouvernement au pouvoir, ils ne sont pas satisfaits des mesures prises et crient au désastre. Le grand désastre concernant principalement la perte d’emploi, disons les licenciements massifs ou les pertes d’emploi en grand nombre (en-dessous d’un certain nombre, on ne manifeste pas!).
N’est-ce pas parce que les syndicats ont d’un côté oublié de s’adapter aux nouveaux défis et besoins de la société et d’un autre côté parce qu’en voulant sortir de leur fonction première qui est celle de protéger, ils se sont investis dans un rôle politique et de management pour lesquels ils n’ont pas le costume. Ils en oublient qu’ils se présentent comme étant au service de toutes les catégories des travailleurs. Or, le constat est sans équivoque quand il s’agit de voir pour qui et pour quel motif les grèves éclatent et les oppositions violentes à n’importe quel gouvernement se font.

Si une politique de gauche, de droite ou de coalition ne peut satisfaire les syndicats et que leurs récriminations restent les mêmes, que les pertes d’emploi demeurent aussi élevées et qu’aucun accord n’est jamais possible, cela ne prouve-t-il pas que ce sont bien les idées fragmentées qu’on nous oblige à suivre qui sont un problème. La ségrégation des idées entraîne une carence dans les résultats. Malgré tout, les syndicats continuent à emporter leurs membres dans une optique stérile qui n’a rien délivré et qui malgré le reniement du gouvernement portant les couleurs de leurs convictions, ils veulent en perpétuer les erreurs comme on se cogne indéfiniment la tête contre le mur.

Les syndicats tendent à ressembler à tous ces extrêmes dont le leitmotiv est la décapitation des patrons, pas de libéralisme pour les entreprises et les particuliers qui veulent entreprendre, pas de liberté dans les horaires et les jours de travail quelle que soit votre fonction, votre statut, votre envie, votre situation familiale.
Pas de liberté.

Comment ne se rendent-ils pas compte que sans entreprises et sans leur viabilité, il n’y a pas d’emploi du tout? Au nom de quoi s’arrogent-t-ils le droit de décider sous quelles conditions toute une société doit travailler et vivre surtout si cela va à l’encontre de ses intérêts? Qui sont-ils pour diriger et décider de la stratégie d’une entreprise dont ils ne sont pas les actionnaires?
D’un autre côté, ils attendent du gouvernement que ce dernier trouve un acheteur pour une entreprise qu’ils ont assassinée par une politique inadaptée ou des mesures qu’ils ont bloquées et qu’ils remettront en pratique le lendemain.
Cette attitude n’a plus rien à voir avec la protection et la garde du respect des droits des travailleurs, de tous les travailleurs. En favorisant une seule catégorie, ils portent préjudice aux autres qu’ils sont aussi censés protéger.

Les idéologies mal placées sont meurtrières. A chacun sont rôle. A trop faire et vouloir, les syndicats risquent bien de se faire du tort et donc de faire du tort à ceux qui comptent sur eux.

La justification désespérée d’une raison d’être à tout prix qu’elle soit syndicale ou partisane est délétère.

Magy Craft

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