L’intention ne doit-elle pas l’emporter sur le résultat ?

Voici une question qu’il semble utile, pour votre Magy, de se poser lorsqu’on se trouve face à une décision à prendre qui va bien au-delà d’une « simple » question de droits et de droit alors qu’elle englobe non seulement une possible et différente interprétation des textes mais qui place également ceux qui doivent prendre la décision ou de poser un jugement, face à un cas de figure qui mène en droite ligne à la complexité de la société due à la complexité des individus qui la composent de part leurs différents référentiels, différents objectifs, système de valeurs et modèle de pensées.

Elle est aussi utile lorsque, au nom de différents principes primordiaux, des pays amis partageant normalement les mêmes codes et valeurs se cour-circuitent aggravant en cela la problématique posée au-delà de leurs frontières mais aussi au sein-même de la vision que nous pourrions avoir de commun accord concernant le type de société dans laquelle nous souhaitons non seulement vivre mais nous épanouir. On entend pareillement cette différente appréciation dans les débats télévisés entre les divers protagonistes qu’ils soient politiques, journalistes ou experts (autres) et on le lit aussi dans la presse ou sur les réseaux dits sociaux au travers des commentaires, souvent violents (et on voudrait que les mandatés soient tip top jusque dans la moindre mimique), des citoyens issus de différents groupes politiques ou de pensées ou encore qui souvent emplis de lacunes ne jugent que la partie visible de l’iceberg sans prendre le temps de se documenter afin d’avoir une vue complète et l’impact que peut avoir leur décision/jugement.

Cela s’explique par le fait que l’intention première et fondamentale a été noyée, perdue de vue au milieu d’une confusion d’arguments contradictoires, parce que le mobile de chacun prend le dessus sur le bons sens mais aussi parce que les compulsions mènent la raison et conduisent à l’effet inverse de celui souhaité. Une société équitable et apaisée.

Votre Magy prendra comme exemple le cas de l’indépendantiste catalan, Carles Puigdemont, dont elle vous a parlé dans ses articles du 08 décembre 2017 et du 29 juillet 2018. Pour faire suite à ce que votre Magy a écrit, penchons-nous sur la décision du tribunal allemand de Schleswig-Holstein qui n’a pas jugé recevable l’accusation de rébellion formulée par l’Espagne à l’encontre de Puigdemont. Ce dernier ne serait dès lors extradé que pour détournement de fonds.

Le tribunal allemand justifie sa décision de cette façon:
il « n’était pas le chef spirituel de violences » et que les dites « violences (qui ont eu lieu en Catalogne à l’époque du référendum) n’étaient pas d’une ampleur suffisante » pour justifier de telles poursuites.

D’autre part le même tribunal rejette la plainte formulée par Puigdemont qui estime être victime de poursuites politiques et que son extradition devrait donc être interdite. Les juges se justifient de cette façon:  « Il est aberrant de porter (une telle accusation) contre l’Etat espagnol, membre de la communauté de valeur et de l’espace juridique de l’Union européenne« , estime le tribunal.

Votre Magy pense tout d’abord que ce n’était pas à l’Allemagne de prendre la décision d’autant plus que tout en ne voulant pas soi-disant s’ingérer (comme les autres membres de l’Union) elle (et ils) s’ingère quand-même et pas de la bonne manière. Seul le motif de l’argent (comme d’habitude) est un argument de poids et universel et considéré comme très grave. Votre Magy pense que si l’Union européenne signifie vraiment quelque chose et si les Etats membres avec leurs citoyens ont vraiment pris la mesure de la situation dans laquelle l’Union se trouve actuellement économiquement et militairement vis-à-vis des blocs extérieurs ainsi que des changements à opérer au niveau social, énergétique (dépendance) et économique en interne, les pays membres et donc les citoyens devraient régler ce problème au niveau d’un tribunal européen et non au niveau d’un tribunal d’un autre pays membre. Les législations étant différentes et l’ingérence ayant prévalu quand les femmes de Pologne nous ont appelé à l’aide (droits fondamentaux des femmes mis à mal), quand les Hongrois ont fait appel à l’Union (gouvernement de Orban et destruction des droits fondamentaux), récemment la Roumanie.

Les pays de l’Union ont donc été totalement incohérents dans l’affaire de la Catalogne. Le petit tour en Europe (Belgique, Finlande, Allemagne, Belgique) de Puidgemont est un cirque inadmissible et déshonorant pour tous les citoyens de l’Union qui ne savent plus sur quel pied danser. Ce qui est permis pour l’un, ne l’est pas pour l’autre. Incompréhensible.

D’autre part, même si les violences n’étaient pas « graves », ne doit-on pas tenir compte (aussi en règle générale) de l’intention ? Quelle est l’intention de Puigdemont et de ses acolytes qui mènent et soulèvent une partie des Catalans ?  Le démembrement et la menace de l’intégrité territoriale et donc de l’appauvrissement et de la sécurité future de leurs compatriotes espagnols ainsi que de l’Union européenne.

Un terroriste ou un malade qui décide de se faire exploser dans un centre commercial, doit-il être plus puni si la bombe explose et qu’il y a des morts et moins si par chance la bombe n’explose pas ou qu’il est arrêté à temps ? L’intention est pourtant la même : emmener avec lui dans la mort le plus de victimes possible. En cas d’empêchement quelconque, recommencer dès que possible.

C’est comparer des pommes et des poires ? Non, c’est parler de l’intention par rapport au résultat et comment se positionner dans certains cas qui peuvent resurgir et affecter toute une société ou un pays.

On constate que ces séparatistes nationalistes continuent leurs messages de chaos dans toute l’Union et voudraient bien se présenter aux Européennes sous les couleurs de la NVA le parti nationaliste belge. Même si cela peut, peut-être, ne pas se faire pour « cause judiciaire », l’intention et la volonté sont présentes en Espagne et en Belgique qu’on ne s’y méprenne pas. Comment la Belgique peut-elle être complice d’un tel phénomène alors qu’elle même nous casse les oreilles avec « les bruits de bottes » de la NVA et la scission de la Belgique ?

Alors, à quoi jouent exactement les pays de l’Union européenne cependant qu’ils disent faire de leur mieux pour enrayer la contamination et la chute de nos démocraties au sein de l’Union ? Les actuels gouvernements des pays membres de l’Union nous passent-ils en filigrane le message qu’ils n’ont aucune intention de fortifier l’Union et que le but final est la dislocation laissant un amas de pays, eux-mêmes fractionnés en petits agglomérats de peuples divers, vulnérables, à la merci du reste du monde ? Qu’on nous le dise à temps. D’une part pour signifier notre accord ou non, d’autre part pour prendre à temps les mesures qui nous concerne personnellement.

Et alors fini tous les avantages que nous avons et que les anti Union méconnaissent,  croyant ces derniers décidés au niveau national. Il est entendu que seules les déconvenues sont à mettre au compte de l’Union. Pour que « çà » marche, il faut la connaître et participer. Or, il n’y a toujours aucun cours sur l’Europe et son actualité dans le programme national pour que nos jeunes aient un projet et une vision nouvelle de la société, les enquêtes et les sondages demandés aux citoyens par la Commission ne sont pas portés de manière efficace et naturelle à la connaissance des citoyens européens par les médias ou autres organes d’influence…. Finalement pourquoi ce manque d’informations ?

A ce sujet vous avez jusqu’au 16 août 2018 pour donner votre avis concernant le changement d’heure d’été.

« À la suite d’un certain nombre de demandes émanant de citoyens, du Parlement européen et de certains États membres de l’UE, la Commission a décidé d’examiner le fonctionnement des actuelles dispositions européennes relatives à l’heure d’été et d’évaluer si elles devraient être modifiées ou non.

Dans ce contexte, la Commission souhaite recueillir les points de vue des citoyens européens, des États membres et des autres parties concernées sur les actuelles dispositions européennes relatives à l’heure d’été et sur une éventuelle modification de ces dispositions. »

 

Les liens suivants pour le FR et l’EN, vous mènent à la page explicative ainsi que lien du questionnaire. Tenez compte de l’impact de votre réponse sur la santé, le marché intérieur, l’agriculture, etc… (explications données).

https://ec.europa.eu/info/consultations/2018-summertime-arrangements_fr

https://ec.europa.eu/info/consultations/2018-summertime-arrangements_en

Participez, donnez votre avis.

Magy Craft

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