Exportations d’armes – Arabie Saoudite (Yemen, terrorisme) – emplois versus carnage

L’individu est à nouveau en proie à sa schizophrénie. La société nage dans ses paradoxes. Les partis politiques se contredisent. Les États de l’Union européenne souffrent à nouveau de leur division. Les citoyens sont incohérents et égoïstes en plus d’être, à tour de rôle, des tyrans pour leurs contemporains.

Il est bien compliqué, n’est-ce pas, de choisir entre les revenus économiques et les droits de l’Homme.

Si les pays, les régions (dans le cas par exemple de la Belgique) peinent à prendre une décision afin de ne pas créer de déficit dans leur budget et ce quelle que soit leur couleur politique qu’en est-il des citoyens ? Ils suivent bien évidement la tendance qui leur convient même si cela est en contradiction avec la manifestation précédente ou les batailles sur les réseaux dits sociaux du jour d’avant pour l’une ou l’autre cause jugée injuste ou horrible.

Dans le cas des exportations d’armes, les pays de l’Union européenne (mis à part l’Allemagne) se cachent derrière cette dernière (comme d’habitude) pour éviter d’arrêter leur lucratif commerce. Il est évident que si tout le monde ne le fait pas, cela ne sert à rien ! C’est fou comme dans certaines circonstances, on se fout de ce que font les autres membres de l’Union et que d’en d’autres on en tienne compte !

En Belgique, il y a même une différence au niveau des régions ! La Flandre suspend, la Wallonie pas.

Quant aux gentils partis de gauche ainsi que des marxistes en vogue depuis les dernières élections (PTB), les massacres au Yémen, les terroristes, tout cela ne compte pas vraiment. Et bien non, puisqu’il faut tenir compte des emplois dans l’industrie de l’armement et que les travailleurs ne sont pas responsables de ce qu’ils produisent (sic) ! Là aussi il y a des fois où on se demande si les teneurs du crachoir se souviennent de ce qu’ils racontent puisque parfois les travailleurs sont responsables et peuvent gérer les entreprises à la place des patrons (voir les syndicats) et d’autres fois ce sont de pauvres victimes qui ne peuvent décider en rien du cour de leur vie et de ses principes.

Alors, on va tout mélanger dans l’histoire de la privatisation, des histoires anciennes, de l’ancien bassin sidérurgique, etc bref tout sauf prendre ses responsabilités et ses devoirs éthiques qui peuvent engendrer quelques soucis.

Toutes les excuses sont nécessaires parce que pendant des décennies la Wallonie n’a pas songé à une reconversion, à d’autres marchés, n’a pas d’idées neuves et s’accroche maintenant au marxisme d’un parti en continuel changement de visage mais pas de fond et issu d’un mouvement nationaliste flamand antisioniste ayant fait alliance avec la Ligue arabe européenne et soutenant ou ayant soutenu les leaders du Parti communiste chinois Mao Zedong, Deng Xiaoping, Jiang Zemin, Hu Jintao, ainsi que le leader historique nord-coréen Kim Il-Sung, Ceaucescu, l’Irak lors de la Guerre du Golf, Kabila, dans un passé plus proche Castro et Chavez ainsi que Morales actuellement.

Les réponses fusent : « les autres » ont des armes et il faut se défendre. Les autres vendent des armes alors pourquoi pas nous sans même essayer au moins de faire la différence entre prévention et utilisation à tout vent ou encore sans réfléchir à qui les armes sont livrées. Ne pas être dans le déni que ces armes finissent toujours sur le « marché noir ». Fermer nos usines d’armement entraîne des pertes d’emploi. Et on en passe.

Dès lors, ne faites plus de reportage sur les pays en guerre. Ne montrez plus toutes ces images du Yémen et d’ailleurs. Ne faîtes plus des campagnes et ne jouez plus aux choqués concernant les politiques d’immigration, ne demandez plus des fonds pour porter secours à ceux qui restent agonisant parmi ceux que nous avons assassinés, ne faites plus de collectes pour ceux dont nous avons détruit les habitations et qui meurent de faim, qui doivent fuir.

Tout cela est inutile et hypocrite puisque l’égoïsme et l’économique prennent le dessus même pour la bonne gauche !

Votre Magy écrivait en 2013 dans « Quand la terre tourne carré  » :

(…) Quelques articles plus loin, nos bons samaritains toujours aussi férus de justice et de paix dans le monde sont entrés dans la grande polémique du permis du port d’arme. La presse et les médias étant les grands corbeaux des horreurs et les messagers des bouées politiques, ces derniers se délectent d’abreuver leurs lecteurs et leur public d’annonces morbides, n’hésitant pas à les interpeller pour leur demander leur opinion sur les réseaux dits sociaux.

Le bon samaritain, on l’a déjà compris, va hurler au scandale, pleurer toutes les larmes de son corps devant les corps de ces enfants tués par un fou dans des écoles, des commerçants abattus lors de vols minables, des passants massacrés sans raison par un criminel qui aurait dû être appréhendé ou mis sous haute surveillance si la « Justice » fonctionnait correctement.

Il est donc éthique de faire la guerre et de tuer en masse au nom d’un Dieu, d’un intérêt économique ou politique mais il n’est pas éthique de tuer quand on est fou ou désespéré. Or quand on est fou ou hors champ, on se moque bien de l’éthique. A nouveau il faut se laver de ses fautes collectives mais néanmoins indirectement individuelles en trouvant une cause noble à défendre pour se racheter.

Notre samaritain sera toutefois fidèle à son ineptie et à son paradoxe ainsi qu’à son égoïsme profondément ancré dans ses tripes même s’il tente de prouver le contraire. La meilleure démonstration lui en sera donnée lorsque sur son beau mur virtuel des lamentations et des bontés, lui sera demandé par un tiers, sans doute pas assez angélique, d’abolir les usines d’armement. Le meilleur moyen, le moyen radical d’arrêter les guerres et la prolifération des armes. Notre samaritain va être profondément choqué et traumatisé par cette proposition. Cette démente et stupide proposition va le renvoyer à une modification complète des mentalités, de la façon d’envisager le fonctionnement des sociétés humaines, aux peurs primitives du changement, de l’insécurité. Inacceptable, irréalisable.

Pauvre être tourmenté, en confusion permanente, sous perfusion constante d’informations contradictoires visant à le manipuler. La masse est une gélatine qui prend la forme que l’on désire. Elle déborde parfois de son récipient mais elle finit toujours par reprendre sa place. La masse est un troupeau qui a besoin d’être mené, guidé, dirigé. Comme dans tout troupeau, il y a les brebis galeuses que le troupeau lui-même a appris à remettre dans le rang ou à exclure définitivement. Car le grand tour de magicien du berger de ce temps est bien de laisser son troupeau s’auto réguler selon ses dictats.(…)

disponible sur Thebookedition.com

Craftiennement vôtre,

Magy Craft

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