Violentia et casus

En préparant le quatrième tome de ses articles pour la fin d’année, votre Magy a relu celui du 6 mai 2018 : Notre participation passive ou active à la désintégration de nos sociétés démocratiques.

Cet article prend tout son sens aujourd’hui alors qu’une partie des citoyens dans certains pays de l’Union dont la Belgique et la France manifestent un mécontentement d’une façon qui met à mal non seulement l’essence même de notre système démocratique mais aussi la stabilité et la sécurité au sein de l’Union européenne.

Si les revendications sont légitimes, elles ne peuvent toutes être satisfaites et certainement pas dans l’immédiateté.

La responsabilité, comme votre Magy l’a souvent écrit, incombe à chaque acteur de la société et les citoyens ne sont pas dédouanés de cette responsabilité. Quand Magy parlait en 2013, dans son premier livre, de cette société adolescente qui jetait au feu ses cahiers tout en appelant à l’aide le chef de l’Etat dont elle veut couper la tête, elle s’adresse à nouveau à ses contemporains en leur rappelant que la plupart des pays de l’Union exercent une démocratie représentative. Une tel choix évite de se trouver dans la situation où chacun veut asseoir ses propres intérêts au dépend de l’autre. Vu l’égoïsme de chacun, ce système ne fonctionne pas puisqu’il tend à favoriser l’un ou l’autre type de citoyen y compris ceux qui font des commentaires (!). Il ne fonctionne pas non plus parce que les partis politiques sont en guerre et non pas en collaboration. Ceux qui ne sont pas temporairement au pouvoir ne sont pas dans la bienveillance, l’aide ou les alertes rationnelles mais dans la décrédibilisation d’un chef de gouvernement ou d’Etat et de son gouvernement voire un coup d’Etat. Le bien du pays et de ses habitants n’est plus la priorité y compris pour ceux qui alimentent le chaos. Les citoyens qui pleurnichent sur leur sort sont responsables en ce sens que beaucoup n’exercent pas ou plus le droit de vote. Ils veulent une démocratie participative mais sont dans l’incapacité de déjà mettre de l’ordre dans les partis qu’ils soutiennent en imposant leur choix de société, leur éthique et leurs valeurs ainsi que les individus qu’ils souhaitent voir les représenter.

Ces mêmes citoyens ne font aucun effort pour comprendre l’Union européenne et répètent ce qui se dit sans réfléchir comme cela est le cas pour la politique nationale. Ce n’est facile de gérer une nation, encore moins un continent. Mais les citoyens ont le droit et le devoir de s’informer et d’étudier ou de se référer à un représentant compétant.

Les gouvernements, les Etats membres de l’Union doivent ouvrir des heures de cours sur l’Union et son actualité pour les futurs adultes européens afin qu’ils ne soient pas dupés comme les Anglais et qu’ils puissent participer à leur futur.

Les étudiants français qui prennent les places des étudiants belges dans nos universités au point de créer de sacrés problèmes dans plusieurs disciplines depuis des années devraient vraiment songer à cette Union qu’ils dénigrent et en parler à leurs parents. Sans l’Union, plus d’études non plus, en tout cas pas pour tous.

Les politiques sociales, économiques et énergétiques ne peuvent être résolues au niveau national. C’est une politique européenne qu’il nous faut pour nous affranchir des dépendances et nous fortifier. Pour aussi agrandir notre espace pour les études, le travail, la recherche sans créer de désordre dans la famille mais au contraire l’enrichir et la valoriser.

Dire que cela ne fonctionne pas est stupide et doit cesser puisqu’il ne dépend que de nous, 512 millions de personnes, de faire infléchir nos gouvernements par les urnes et les adhérents dans leur partis politiques. La violence animale n’est pas la solution, nous devons déjà y recourir pour nous défendre des extrémistes et des terroristes.

Voici l’article:

Notre participation passive ou active à la désintégration de nos sociétés démocratiques.

Le processus enclenché par les usurpateurs du modèle démocratique tel qu’entendu dans nos sociétés est maintenant en vitesse de croisière. Votre Magy a révélé ces signes premiers dans ses articles et ses livres depuis des années. Si certains contemporains ne sont pas aveugles, la majorité malheureusement se laisse happer comme des zombies dans le tourbillon des paroles vaseuses, des manifestations du chacun pour soi, de l’adoration d’un perdant frustré, d’organes d’influence inconscients et peu perspicaces, de leitmotiv délétères, d’images d’une facette de notre société qui tournent en rond et qui s’impriment dans l’inconscient collectif.

Notre modèle de société et notre style de vie sont déjà attaqués par les islamistes radicaux qui fondent l’espoir d’un monde sous la houlette de leur califat. Votre Magy ne reviendra pas sur nos imbécillités et notre manque de clairvoyance (qui sont toujours d’actualité par ailleurs) en ce qui concerne les islamistes mais constate que parallèlement nos sociétés doivent faire face à d’autres attaques, qui elles, viennent de l’intérieur. C’est toute une culture d’un déni des règles du vivre ensemble et du système démocratique qui s’installe insidieusement dans nos sociétés et qui va nous éclater à la figure comme cela a été le cas pour d’autres attaques et déstabilisations jusque-là avortées.

La même nigauderie est, par conséquent, appliquée dans l’ensemble de l’Union européenne par toutes les familles de la maison en ce qui concerne les attaques, contre notre type de société et ses valeurs, menées par des politiques déçus ou par des membres de partis totalitaires qui attendent toujours le moment opportun. Pourquoi cela fonctionne-t-il ? La raison étant toujours la même : chaque pays est persuadé que ce qui se passe chez lui est typiquement français, belge, espagnol, grec, etc….

Il n’y a que dans son pays que les taxes sont les plus élevées, que les pauvres sont les plus pauvres, que les réformes sont injustes, que les grèves sont les plus intenses, que l’opposition est active ou disparaît, que les réfugiés sont mal traités ou envahissants, que le service public va mal, que la violence augmente, que la jeunesse est désoeuvrée, que le taux de chômage ne baisse pas, que les formations ne sont pas efficaces, que le gouvernement est nul, que « Bruxelles » est une grosse tarte pourrie et ainsi de suite.

Le manque de lucidité des citoyens, leurs manque d’informations et de connaissances, leur repli et leur désengagement par rapport aux autres familles ainsi que leur égoïsme a permis, dans plusieurs pays de la maison Europe, de voir se hisser au pouvoir des dirigeants autocrates, despotes qui progressivement abolissent tous les droits fondamentaux et finissent par changer la constitution afin d’obtenir les pleins pouvoirs et de se maintenir au pouvoir sans restriction. D’autres familles de la maison doivent partager le pouvoir avec le même genre d’individus, ce qui ne facilite en rien la gestion du pays et son avenir et donc l’avenir de TOUS les citoyens : hommes indépendants ou salariés de n’importe quelle carnation, les femmes quel que soit leur métier ou femme au foyer et quelle que soit leur carnation, les enfants. Il est utile de le rappeler puisque l’idéologie du racisme continue à être diffusée dans les écoles, sur les réseaux sociaux, aux JT, dans les débats alors qu’il s’agit toujours d’un rapport de force d’un groupe par rapport à un autre pour une raison ou une autre.

Voir « Racisme – une idéologie de l’absurde »

Inutile de rappeler que l’isolement et l’endoctrinement sont les mamelles d’une dictature. C’est pourquoi les actuels crieurs de rue sont nationalistes, violents et propagandistes, anti-Europe.

Ces familles signent aussi le deuxième arrêt de mort de la maison Europe. Le premier ayant été tenté par l’anglais d’extrême droite et anti européen, Nigel Farage, qui espérait bien voir la France le suivre.

Il y a quatre ans en Belgique, la querelle mesquine et purement politicienne des partis dits démocratiques (pour ce que cela sous-entendait jadis) a obligé le parti libéral francophone de notre Premier ministre à gouverner avec la NVA – parti nationaliste flamand et l’Open VLD (conservateurs libéraux flamands) et le CD&V (chrétiens démocrates flamands).

Cela a été considéré comme un acte de trahison par les autres partis francophones dont les plus virulents le PS et le CDH (qui se sont disputés par la suite et mis la gestion du pays en rade). Si le PS a parlé de « bruit de bottes » dans le parlement, il ne revenait qu’à lui de faire en sorte que le pays s’en sorte avec le moins de dégâts possible. Mais le PS trop frustré d’être mis hors course après plus de 20 ans de règne a préféré jouer son intérêt plutôt que celui du pays.

Durant ces 4 années, le gouvernement a mené sa barque et on a pu éviter le pire. Malheureusement le constant conflit (et scandales) entre les partis francophones (surtout entre eux) et néerlandophones, entre le fédéral et les régions ne produit pas des fruits juteux pour la stabilité du pays et pour contrer les gourous séparatistes qui jouent sur la peur des étrangers, sur le confort matériel très relatif car si les paroles se modifient légèrement, le producteur du CD est toujours le même, sur une identité culturelle considérée comme en danger et non pas à être partagée car belle et utile, sur le repli. On ne peut indéfiniment reporter un problème qui vous pend au nez. La solution belgo-belge aura ses limites tôt ou tard surtout dans le contexte européen actuel. Le monde change ? Un autre leitmotiv mais personne ne prend en compte dans l’équation que le monde « c’est les gens » et que les gens se laissent mener autrement qu’avant et subséquemment les solutions et les sauvetages in extremis habituels ne fonctionneront plus.

Votre Magy a aussi mis depuis longtemps en avant la faute des partis démocratiques d’avoir laissé se créer et se présenter des partis qui ne répondaient absolument pas aux valeurs et préceptes tels que définis par nos codes. Si des partis comme le PTB (extrême gauche et plus si affinité), NVA (séparatistes flamands), Sharia (le nom dit tout) existent et peuvent se présenter aux élections à qui la faute ? Ensuite, oui en effet, de manière perverse, il est anti démocratique de refuser les voix qu’ils récolteraient. Ils n’existeraient pas, certains côtés obscurs du citoyen seraient canalisés et non pas exacerbés. L’état doit être garant de la sécurité de la nation.

Il faut se souvenir du quasi putsch contre le gouvernement belge avant même qu’il soit assis dans le fauteuil de son nouveau bureau. A la tête de ce putsch le PS avec les syndicats qui ont rapidement mis en place des grèves, bloqué le pays, empêché les individus qui voulaient travailler de pouvoir le faire, sortir des slogans et images de nazis, parler d’un gouvernement pour les riches. On a assisté pendant des mois à des violences verbales et physiques relayées par les médias qui ont déstabilisé le pays et apeuré les citoyens en mettant en exergue la scission de la Flandre et la nouvelle réforme de l’état. Le PS, les syndicats et les autres partis francophones ont, à ce moment-là, délégitimé en quelque sorte le gouvernement en le présentant comme une alliance contre nature nuisible au pays. D’un autre côté en Wallonie (région francophone du pays), le repli et le populisme vont bon train également et votre Magy avait d’ailleurs écrit un article intitulé « Belgique, les politiciens de tous les dangers » 2 octobre 2016.

Maintenant, pour les élections de 2019, qui se dérouleront le même mois que les élections européennes, on retrouve l’alliance PS-syndicats qui pendant un an vont faire campagne et pression sur les citoyens et le gouvernement. Les discours syndicaux sont incroyables à entendre. Ce sont des discours de partis politiques.

Est-il normal que les syndicats sortent de leur rôle (ce qu’ils réfutent hypocritement jusqu’à présent) et s’allient à des partis à qui ils demandent de leur garantir par écrit que leurs souhaits seront exaucés et qu’en échange ils conditionneront leurs troupes à voter pour le ou les dits partis ? Est-ce encore de la « démocratie » et du libre arbitre ?

Votre Magy a beaucoup écrit à propos des syndicats et du danger pour leur crédibilité et viabilité maintenant qu’ils sont totalement inscrits dans les élections d’un gouvernement alors qu’ils exigeaient déjà de pouvoir décider du business d’une société qui ne leur appartient pas. Magy ne pense pas que tous aient fait des études de Business-management ni qu’ils aient une vue globale de la complexité du monde et de ses relations économiques au vu de ce qui se passe quand ils s’inscrivent dans des demandes hors services publics. D’autre part, les syndicats ont le tort de ne préserver les intérêts et les droits que d’une partie des travailleurs et en se liant à un parti politique, ils font pencher la balance vers un gouvernement d’une tendance qui ne peut satisfaire l’ensemble d’une nation mais encore et toujours qu’une partie.

Le problème demeure. Les partis trop idéologiques ne peuvent gouverner sans lutte. Un gouvernement qui ne fait que du social ou que de l’économique est un mauvais gouvernement. Et celui qui dit que tous nous serons riches et heureux est un fieffé menteur ou alors il dévalisera les travailleurs qui ne font pas partie de ceux défendus par les syndicats et qu’on ne voit pas défiler dans les rues car ils bossent pour payer toutes les revendications des uns et des autres et qui sont toujours la tête de turc de tous les gouvernements.

Votre Magy en a assez du chaos sans plan de rechange et d’un point de vue économique personne n’en a un. Il faut donc un changement de mentalité et ne pas confondre réussite avec équité. Ce n’est pas en appauvrissant les uns qu’on enrichit les autres quand est-ce que cela va être compris ? Il faut placer l’humain au centre de la question et lui octroyer une vie décente.

Il en va de même en France. Ce qui s’y passe est identique. On induit dans la tête des Français que tout ce qui se passe est « la faute à Macron ». Votre Magy se demande seulement comment les organes d’influence peuvent être aussi influençables et si peu perspicaces. Cela tient à ce qu’elle a écrit plus haut. Chacun reste dans son coin et pense qu’il est le seul au monde.

Mélenchon est aussi un grand frustré des élections comme notre Di Rupo. Tous deux « parlent aux gens et aiment » les gens mais tous deux fomentent des soulèvements, des luttes, des divisions. Il n’y a jamais aucun projet de société pour tous, un changement de mentalité. On revient toujours avec des vieux outils qui n’ont pas fonctionné. Aucun ne peut admettre de laisser la société vivre sereinement et se construire, se transformer tranquillement. Et en passant, pour votre Magy « la fête à Macron » est péjoratif et pas festif –

Voilà comment, entre-autre, introduire dans la culture d’une société la violence, l’irrespect, la non possibilité d’une union autour d’un projet commun.

Il ne faut pas confondre opposition (échanges d’idées) et mise à bas d’un gouvernement s’il n’a commis aucune faute qui va à l’encontre de tous les droits et respect des citoyens. Quand certains Français prétendent que les problèmes viennent du fait que leur président a dynamité la gauche et la droite et qu’il n’y a plus d’opposition et en appelle même à revoir Marie Le Pen, on peut vraiment s’inquiéter de ce qui se passe dans leur tête. Comme vu plus haut, le problème n’est pas leur président. Le problème est bien plus profond. Le problème est la tentative de déstabilisation de nos démocraties.

Magy les entend ricaner, elle les entendu aussi pour les islamistes et d’autres évènements … puis ils n’ont plus ricané…

Magy Craft.

Une raison à tout cela ?
« Éloge d’une société sous névroses »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.