Société : l’humain, cet animal qui se croyait civilisé

Ce qui a profondément marqué votre Magy, ces dernières semaines, est bien évidemment cet effarant spectacle mis en place, par une multitude d’acteurs de notre société, autour des différents groupes de personnes avec des gilets jaunes dans différents pays (principalement en France) et que l’on a nommé erronément « mouvement populaire », couplé aux manifestations pour le climat et les polémiques, ainsi que l’ébranlement du gouvernement belge, sur la question du pacte des politiques migratoires sur lequel un nombre incroyable de fausses données circulent sans que l’on juge nécessaire de donner dix minutes de son temps pour expliquer de quoi il s’agit aux citoyens. S’il en avait été ainsi pour le référendum concernant le Brexit, les Anglais ne se trouveraient pas dans cette situation biscornue et ne demanderaient pas un second référendum, vu que la majorité revient sur sa décision mais que la posture politique empêche de donner priorité au bon sens et donc au méa culpa concernant la duperie faite aux britanniques et collatéralement à l’Irlande et à l’Ecosse. Mais c’est surtout le parallèle que Magy fait avec tout ce qu’elle a écrit, encore et encore, qui la marque le plus et pourtant malgré tout ce qui se dit jour après jour sur antenne ou sur les réseaux sociaux, on constate qu’un chapitre n’est pas encore clôt que les manies comme les paradoxes, la schizophrénie, le déchaînement opportuniste sont déjà à l’affiche.

En 2013, dans son livre « Quand la terre tourne carré », votre Magy écrivait :

« (…) Nous pataugeons dans la grande ère de la schizophasie.

Nous gardons en nous la peur viscérale de l’obscurité et de la faim, du manque et de la solitude. Tous les critères premiers de l’animal aux abois dans un monde hostile où la survie dépend de la chasse en meute, du refoulement des clans adverses pour garder le pouvoir sur les territoires où se situent les ressources.

Nous avons, au fil du temps, enrobé tout cela de jolis textes et de bonnes intentions mais lorsque les pénuries ou les difficultés se présentent le beau verni de cette dite civilisation se craquelle en une fraction de seconde et l’Humain enlève son masque pour redevenir l’animal apeuré et sectaire.

Il redevient le grand amnésique de l’Histoire, celui qui n’a rien appris.

Schizophrénie, amnésie, répétition. Serait-ce finalement cela la définition de l’humain ? Le condensé de toutes les causes de son malheur pour lequel on cherche désespérément un amas d’explications amoncelées dans des thèses qui sont plus une apologie à l’excuse qu’une recherche au remède.(…)

Nous voici arrivés émerveillés à l’Heure de la grande technologie et du savoir. L’Heure de notre vanité la plus absolue et la plus vaine. Celle à laquelle nous passons notre temps mortel à décortiquer les évènements qui nous ont précédés et ceux qui les ont provoqués. Nous jetons un regard larmoyant et compatissant sur les victimes et les conséquences des actes de ces ignorants et forts de notre brillante analyse, nous garantissons aux générations qui nous suivent que nous avons appris les leçons du passé et pleins d’orgueil nous jurons outrancièrement un avenir digne de l’Humanité.(…)

Tout va extrêmement vite en communication, bien que le temps soit une idée toute relative ou une sensation bien personnelle. Certains instants explosent comme un flash de lumière, d’autres s’éternisent au point d’induire un sentiment d’arrêt des aiguilles d’une montre.

N’étant raisonnable en rien, l’Homme s’est mis à courir pour rattraper la vitesse au lieu de la canaliser et de la mettre à son service. Le résultat est forcément pathétique. Beaucoup de concepts sont partis de bonnes intentions mais leur exploitation n’a pas été à la hauteur des espérances.(…)

Que gagnons-nous à ne plus prendre le temps de penser aux conséquences de nos dires, de nos actes ? De l’influence à long terme d’une décision ? Toutes les informations disponibles doivent être jetées en pâture sur les réseaux qui câblent les Humains entre eux, dans les médias. La tête d’un poulpe envoyant sans cesse des pulsations informatives à ses tentacules connectées. Peu importe qu’une information contredise l’autre, qu’elle soit confirmée ou pas, que l’on cite la source ou non, que cela ait des conséquences néfastes ou non, que cela nuise à un individu ou pas ou ait au moins un impact positif pour l’ensemble de la société. Rien n’est important. L’Homme est égoïste.

L’Homme est donc à ce stade schizophrène, amnésique, égoïste.(…)

Serions-nous donc que des charognards ? Avons-nous besoin du malheur des autres pour nous sentir moins malheureux ? Introduire des annonces de réussites ou de progrès éveillerait-il une jalousie morbide impossible à canaliser ? Les médias pensent-ils que la masse a besoin d’ordures ou la masse ingurgite-t-elle sans broncher les détritus qu’on lui jette en pâture ?

La lave de l’aberration a creusé des tranchées tellement profondes que vautré au sein de ces cendres, les neurones noircis par la poussière des bêtises, l’Homme se retrouve dans l’incapacité de s’extraire de la fosse dans laquelle l’a plongé trop rapidement l’explosion de la course au temps qu’il a créée et accélérée et dont il n’est plus maître.

Il a même voulu précéder le temps à venir, son passe- temps favori étant les prédictions et les supputations. L’Homme de cette époque est parvenu à vivre hors du présent, sans passé et sans avenir.

Que d’orgueil à faire la liste de toutes les possibilités qu’un acte (parfois encore non commis) ou une parole (non exprimée) pourrait entraîner. Il ne s’agit plus de faire appel aux samaritains mais à l’élite dite intellectuelle, à ceux qui ont assez de culture pour pouvoir échafauder tous les plans possibles. Inlassablement, il faut précéder la réalisation de l’action, il faut meubler une attente, un silence, même si cela veut dire attiser des peurs, créer des climats délétères, ne pas s’occuper de ce qui doit se faire dans le temps présent, ne pas être objectif et lucide. Arrivées au moment de la vérité, toutes les prédictions venues des hautes sphères élitistes cérébrales s’envolent comme un essaim de mouches que l’on chasse d’un geste exaspéré. Mais tout comme ces mêmes mouches, l’Homme, dont le credo est la répétition, recommencera inlassablement l’exercice sans réaliser le ridicule de la situation et plus tristement sa propre bouffonnerie. Que ne pourrions-nous ouvrir le crâne de certains pour voir ce qui s’y passe et comprendre comment il est possible, non seulement vis-à-vis de son prochain mais par rapport à lui-même, de se présenter pratiquement chaque jour sur un plateau de télévision, d’écrire dans la presse et d’informer avec forte conviction tout et son contraire sans le moindre battement de cil. Avoir ruiné la vie ou la carrière d’un individu et l’encenser le lendemain, avoir influé sans aucun remord ni aucune conscience sur une masse toujours prête à s’enflammer et modifier ainsi le cours de l’Histoire dans une direction qui ne nous est guère favorable ni honorable. Partisan de cette manie des projections, être à la tête du chaos sociétal et du malaise des populations, jouant sur les sentiments et les perceptions du moment, de l’instant présent sans ne plus prendre en compte le temps de la réflexion et le souci de la justesse et du respect.

L’Homme est donc aussi irrespectueux.(…) »

 Aujourd’hui, en 2018, rien n’a changé. Absolument rien sauf l’intensité de la violence verbale et comportementale de personnes qui jusque-là avaient conscience d’avoir de l’influence de par leur visibilité ou leur pouvoir.

Allons en France où s’appliquent parfaitement les extraits que Magy a mentionnés plus avant. Votre Magy ne cachera pas sa stupéfaction et son opprobre quant au comportement qui a été adopté par certains acteurs de la société vis-à-vis du président de la république. Depuis le début du mandat du Président, votre Magy avait souvent mis l’accent sur le fait que les commentateurs, qu’elle a nommé la nouvelle caste pour les distinguer de leurs confrères professionnels appliquant une certaine déontologie, s’attaquaient de façon virulente et répétitive non pas à la politique du Président mais à l’essence même de sa personne, lui faisant trop souvent des procès d’intention initiant de cette façon dans le subconscient collectif un rejet de la personne même et lui enlevant tout crédit. Le discrédit a aussi été jeté sur les membres du gouvernement dès leur entrée en fonction en les taxant de godillots ou sous d’autres façons de signifier non pas qu’ils pouvaient adhérer à un programme mais qu’ils n’avaient pas le droit d’émettre leur avis. A nouveau, un procès d’intention et une flèche vers le subconscient collectif. Il ne s’agit de savoir si on est partisan ou pas mais dans un pays, qui encore sous couvert d’une veste jaune fluo crie à l’égalité ou à l’équité (confusion souvent), de respect, de droit, comment pouvoir accepter que l’on détricote un vote démocratique en remettant la légitimité du Président (il ne s’agit pas d’un pays sous un régime totalitaire) dans la balance et comment ne pas se poser la question de savoir pourquoi l’essence même des dirigeants des partis extrêmes n’est pas traitée. On parle de leur politique, de leur fond de commerce, d’un mot plutôt qu’un autre mais jamais de ce qu’ils sont en tant qu’être humain n’a été jeté en pâture comme cela a été fait pour le président de la république. Et pourtant pour certains, ce ne serait pas mauvais d’aller voir ce qui se passe dans leur crâne. Il a été très attristant et effrayant de voir ces visages (politiques et autres) tordus par la haine et la rancune passer en boucle pendant des semaines et se demander : ce sont vraiment nos voisins ?

L’irresponsabilité est aussi un facteur constant et qui s’étend ces dernières années. Il n’est plus tenu compte des contextes et pourtant ils ont leur importance. Si les partis politiques refusent toujours de coopérer et choisissent de s’opposer, ce qui en soi est totalement irrespectueux et délétère pour un pays et ses habitants, les médias ont le devoir d’en tenir compte.

Actuellement, nous sommes, et depuis un certain temps, sous les attaques des terroristes islamistes (cela a été remis en mémoire hier) qui veulent toujours leur Califat. Nous ne sommes toujours pas remis de la crise financière de 2008 et une rechute est à prévoir. Nous devons faire face à de multiple pollutions (pas que le tabac) très dangereuses qui nous tuent à petit feu et notre habitat (terre) en même temps. Si on ne pense pas à notre habitat tout le reste est ridicule puisqu’on sera mort cqfd. Nous devons fortifier l’Union européenne qui est lâchée et menacée économiquement par les USA et autres blocs forts du monde. Nous devons absolument au niveau européen trouver le moyen de nous affranchir au niveau énergétique de l’OPEP, de la Russie et autres fournisseurs qui nous font pression. Chaque pays isolément ne peut y parvenir. Nous devons faire en sorte que la concurrence ne se fasse pas au niveau de l’Union mais avec les autres acteurs commerciaux. Dans l’Union, il faudrait pouvoir travailler selon sa spécialité là où cela est demandé (baisse chômage), étudier aux même tarif avec reconnaissance des diplômes (connaissance des autres et d’autres langues), libre circulation, mêmes taxes, etc et donc enrichissement culturel et non plus haine ou méfiance.

Car en ce moment et depuis un sacré bout de temps les extrêmes, gauche et droite, font feu de tout bois. Quand Magy disait qu’elles pouvaient s’allier car seul leur objectif compte et qu’elles n’ont aucun amour propre, quitte à se massacrer par après, de grands manitous ont prêché le contraire et pourtant l’Italie nous a bien prouvé le contraire. Dans beaucoup de pays de l’Union, les gouvernements extrêmes ont pris le pouvoir et dans d’autres ils sont en coalition. Cela ne dit sans doute pas grand chose aux Français, mais ils doivent faire attention aux autres méthodes de scrutin et ce qui se passe ailleurs a une influence sur eux. En Belgique, notre gouvernement aussi a été touché et nos partis se fichent complètement tant des répercussions sur la nation que sur l’Union puisqu’ils se trompent d’ennemi et s’acharne sur le parti du premier ministre (comme d’habitude) et ne visent que leur réélection avec les mêmes mots, les mêmes mimiques, les mêmes polémiques et aussi des visages tordus à gauche. C’est cela qui est insupportable mais ils s’en fichent comme de l’an quarante. C’est à ce niveau que les citoyens doivent user de leur droit de participation et s’adresser directement aux membres de leur parti sous peine de sanction et non pas attendre les élections et faire du n’importe quoi. Les jeunes qui entrent dans cette danse macabre en partant chez les islamistes, en jouant les révolutionnaires dans la rue, sont irrespectueux. Ils le sont parce qu’on leur montre l’exemple et parce qu’on le permet. En Belgique, des ados « décident d’en finir avec tous les étrangers » à commencer par ceux de leur école. Réunion sur Facebook, photos armes. Et quoi? Et bien, on considère cela comme un cas isolé (cela ne vous rappelle rien?) ou des jeunes qui jouent aux dures à cuir! Et pourtant, il y a les agissements secrets de Schild & Vrienden, mené par des jeunes d’extrême droite, toujours très actif. Il fait d’ailleurs partie des initiateurs de la « marche contre le Pacte sur les migrations« , à laquelle le Vlaams Belang participe.

Si Magy dit que les partis extrêmes ne doivent pas siéger aux Parlement européen c’est parce qu’ils n’adhèrent pas aux codes et aux valeurs de l’Union et même pas de leur nation. Dire que c’est anti démocratique, c’est à nouveau user de nos faiblesses/bontés démocratiques pour détruire. Que les nations/citoyens qui ont choisi un parti extrême acceptent dès lors de ne pas envoyer de sbires pour bloquer les autres millions de citoyens. Ce serait une grande injustice et pourquoi ce sont toujours les déviants qui doivent prendre le pas sur les autres.

Il ne faudrait pas oublier non plus qu’avec ces partis fini le droit à l’avortement, la liberté d’expression, la séparation des pouvoir, la paix pour les homosexuels, les étrangers, les diverses religions et on en passe. Tout va bien jusqu’à l’élection et les premiers mois, voir vos voisins que vous n’avez pas soutenus.

Et maintenant (pour finir comme débuté avec la France) comme d’habitude, après avoir fait pression sur le président pour qu’il parle et change sa politique ou accepte des mesures, les médias et les partis de l’opposition vont lui reprocher de ne pas être logique dans son programme, qu’il aurait dû résister et pas lâcher comme certains de ses prédécesseurs et que la France a à nouveau manqué l’occasion de sortir des difficultés, qu’en effet il ne s’agissait pas d’un « soulèvement populaire », que ces mesures qui ne plaisent pas à tout le monde vont coûter beaucoup d’argent et qui va payer, et on en passe.

En Belgique et ailleurs même stupidité et médiocrité, méchanceté, petitesse mais surtout manque d’envie, d’évolution, d’humanisme.

Maintenant, Magy est fatiguée et va fumer sa cigarette.

Magy Craft

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