La chute : à qui la faute ?

La responsabilité de la division d’un pays, de la lutte fratricide entre ses citoyens, de l’impossibilité de progrès voire de morcellement de l’Union européenne, garantie de paix, de force et d’endurance, du climat de peur n’incombe pas à ceux qui vivent hors de ces pays et de cette Union. On peut même tristement dire que leurs primitives attaques sont de bonne guerre. Il faut reconnaître que l’humanité offre un pathétique spectacle sur cette page du XXI° siècle.

La responsabilité revient, sans équivoque, à tous ceux qui vivent dans l’Union européenne et qui sont assez stupides ou assez mesquins pour entraîner 512 millions de personnes dans un désastre dont les sacrifiés mettront une ère à se remettre.

Les responsables et les complices de la désintégration de l’unité nationale et par conséquent européenne sont les Institutions européennes, les États membres de l’Union, les gouvernements nationaux de chaque pays membre, des partis politiques, des organes d’influence et sans détours des citoyens de chaque nation, de chaque État membre de l’Union.
Il est trop facile de se poser comme victime et de se cacher derrière des évènements ou des états en dehors de soi-même. Chacun se retranche derrière les mêmes excuses, se défend d’une même bonne foi, d’une intention si honorable et équitable. Qui donc, diable, reste-t-il pour endosser la responsabilité du chaos et de la chute de notre société, de notre style de vie et du frein à toute tentative d’envol vers une nouvelle conception d’un modèle de société enfin humain et d’une Union renforcée pour faire face, d’un seul bloc uni et solide, à tous ceux qui tentent de nous déstabiliser, de nous diviser, de nous appauvrir, de nous opposer et donc de mieux nous contrôler séparément.
Reprenons chaque responsable un à un et voyons de façon, sommaire, ce que chacun se doit d’assumer comme responsabilités et songer à modifier comme comportement mais surtout la manière d’envisager l’avenir au travers de ses actes et ses mots du quotidien, de son rôle dans la société, de la vision de ses compatriotes et qui impactent directement le type de société dans laquelle nous vivrons et donc quel gouvernement sera en place mais aussi si nous pourrons aller et venir, étudier, voyager, commercer librement et équitablement dans un espace sécurisé qui aura du poids pour défendre chacun des pays qui le compose.
1) Les Institutions européennes :

les Institutions européennes ne se sont jamais adressé de manière directe et claire à leurs millions de citoyens. Si l’Union possède sa chaîne et autres canaux de communication, la publicité n’en est pas faite pour que les citoyens y passent régulièrement afin d’y obtenir des informations importantes et différentes de celles qui peuvent être véhiculées dans leurs pays respectifs. Il y aurait, dès lors, matière à comparaison, à échange, à discussion, à participation. Il en va de même pour les consultations de la Commission européenne auprès des citoyens de l’Union sur une multitude de sujets spécifiques et/ou qui interviennent directement dans leur quotidien. Là aussi, il faudrait grandement améliorer la diffusion de l’information. Seuls ceux qui savent où chercher et qui font une recherche sporadique peuvent participer à ces consultations et accomplir leur droit de participation s’ils le souhaitent.

La Commission européenne aurait dû et devrait réagir d’une façon ou d’une autre lorsqu’elle est prise comme éternel bouc-émissaire de tous les fléaux ravageant les pays qui la constituent. Elle a son propre bilan à déposer auprès de ses millions de citoyens, elle se doit donc de faire le tri entre ce qui lui incombe et ce qui ne lui incombe pas ainsi que d’ informer les citoyens des avantages dont ils bénéficient grâce à elle et non pas à leur pays exclusivement. Cette mise à distance, ce manque de dialogue avec les citoyens européens a permis aux malintentionnés de falsifier des vérités et de véhiculer des légendes sur des décennies jusqu’à en devenir des vérités pour la plupart des individus. L’ignorance est le pire des ennemis. Ce n’est jamais sur des faits établis, complets, reconnus et connus que les citoyens européens prennent leur décision. Les Anglais en sont un exemple parfait et pourtant la recette utilisée pour cuisiner les autres citoyens fonctionne malgré tout dans d’autres États de l’Union.
L’Union européenne devrait être plus forte et plus audacieuse et arrêter de plier sous les menaces de X ou Y. L’Union est avant tout un idéal, un projet commun basé sur des principes et des valeurs. Les principes et les valeurs ne se monnaient pas !

Par conséquent, c’est l’Union elle-même qui devrait prendre les devants, quitte à modifier ses textes, et interdire de siéger tout représentant de parti ne partageant pas ces principes et ces valeurs. C’est comme accepter le cheval de Troie dans son enceinte ! Cela n’a plus rien à voir avec la légalité, la démocratie ou pas, cela devient du non-sens, de l’absurdité.
Les Institutions sont aussi responsables de ne pas avoir eu la volonté de parvenir, à temps, à harmoniser les volets sociaux, fiscaux et économiques dans l’Union permettant en cela aux nationalistes d’agrandir la brèche année après année. Il en va de même pour l’armée alors que maintenant nous n’avons plus aucun support. Il en est pareillement pour une représentation de nos États.
C’est aussi une erreur de considérer l’Allemagne et la France comme l’unique et seul possible moteur de l’Union. D’abord parce qu’il est offensant pour les autres États de ne pas se sentir utiles ou seulement quand un support est requis, d’autre part parce que comme dit précédemment un idéal, un projet ne se monnaie pas. La force de l’Union devait rester basée avant tout sur le projet et l’humain et donc l’harmonisation de toutes les normes et non pas exclusivement sur l’argent favorisant ainsi deux pays qui maintenant pris les difficultés (l’un menacé par les USA, l’autre endetté et nationalement déstabilisé) pourraient menacer l’Union. L’Union doit se tenir droite et faire appel à tous les pays qui refusent de tomber sous la bannière des radicaux et d’un retour en arrière et ne pas craindre des retraits mais plutôt envisager des expulsions même temporaires. Les règles doivent être respectées des deux côtés.

Les Européens seront prêts à défendre leur liberté, ils leur faut un interlocuteur digne de confiance et fort. Ils sont majoritaires quoi qu’on dise. Ce n’est jamais non plus une majorité convaincue qui place sa vie dans un gouvernement totalitaire ou qui le devient progressivement comme toujours.

2) Les gouvernements de chaque pays/ État membre :

Ce serait pour une partie ce qui figure dans le point 1 mais inversement, puisque ce sont les gouvernements successifs, de n’importe quelle tendance/idéologie, qui pour ne pas perdre la ferveur de leur électorat ont préféré désigner la Commission européenne (alias Bruxelles – ce qui est énervant pour les Belges car Bruxelles c’est autre chose pour eux, merci), comme bouc-émissaire de tous les mauvais choix qu’ils ont pris et qu’ils ont présentés comme étant une directive ou une obligation de cette Union dans laquelle ils siègent et dans laquelle ils décident de commun accord avec les autres !

Ils ne se sont pas gêné pour faire de même pour les aspects positifs qui ont plu à leurs concitoyens mêmes s’ils découlaient d’une directive européenne.

Pour des pays faisant partie d’une Union, ils ont tous agi comme des nationalistes. La même politique de repli que les partis extrémistes et anti européen en refusant de s’entendre sur une harmonisation des normes que ce soit pour le commerce, pour les salaires, pour la concordance des diplômes, pour la concurrence, pour la défense, etc… bref une usurpation de la confiance de millions de citoyens en un espace solide et sécuritaire.

Aucun ministre de l’éducation n’a jamais proposé d’inclure dans le programme un cours d’une ou deux heures par semaine sur l’Union européenne et son actualité au jour le jour afin de donner à notre jeunesse toutes les informations dont elle a besoin pour comprendre son environnement, les enjeux du monde actuel, les possibilités pour son avenir et comment participer de manière efficace avec dans cette perspective de nouvelles carrières, de nouveaux métiers.

Non, on préfère ajouter des cours d’arabe soit mais ce n’est pas le plus urgent ou des cours de citoyenneté pour ne pas ajouter des cours sur l’islam aux autres cours de religion ou de morale (que certains parents trouvent intolérables) et parce que la famille et les adultes dans la société ne savent plus gérer leurs rejetons. Ah oui, c’est la faute à la société !

3) Les partis politiques :

Les partis politiques ne portent pas/plus les idées des citoyens. Les partis politiques proposent une vision de la société, une idéologie et les citoyens choisissent le parti qui se rapproche le plus de ce qu’ils pensent ou plutôt ce qu’ils ressentent à un moment donné. Aujourd’hui, il n’y a même plus de projet, ni de vision pour une société, pour les humains et dans chaque parti des groupes se forment car ce qui compte c’est plaire et être élu et non pas offrir une pensée et un programme. C’est pourquoi dans une période de crise ou de transformation, les partis ayant à leur tête un discoureur opportuniste surferont sur les attentes de l’instant présent, ce qui occultera le reste et le plus nocif de leur programme. La responsabilité de la déstabilisation de notre société dans son sens le plus large et donc de l’avenir de nos pays au travers de la solidité ou non de l’Union européenne doit aussi être portée par les partis politiques que l’on nomme communément « démocratiques » (qui sous-entend les codes et valeurs partagées jusqu’à présent) car ces partis ont négligé leur devoir principal qui est celui de la sécurité du pays et de ses citoyens ainsi que de sa bonne gestion. Chaque parti, quel qu’il soit, inclus les extrêmes, n’ont qu’un mot en filigrane « division ». Tous divisent les citoyens d’une même nation tout en criant rassemblement. Ils les divisent en suscitant la haine entre les différents groupes de travailleurs, en trouvant toujours un prétexte pour alimenter aigreur et rage, en empêchant le pays de progresser puisqu’ils démolissent systématiquement ce qui a été fait précédemment même si cela a été utile et bon, en ne respectant pas leurs propres diatribes comme par exemples les anti Europe qui partent y siéger et qui non seulement profitent de l’argent de l’Union mais fraudent sans scrupule. Les partis politiques portent la lourde responsabilité de l’instabilité du climat politique dans leur pays et par conséquent de sa situation sociale et économique. Ils sont aussi responsables de préférer le calcul des élections aux obligations de leur devoir qui est de protéger la nation. C’est là que commence la vraie moralité de la vie politique. Qu’ils se battent et s’étripent entre eux est un choix personnel et un sport comme un autre si telle doit être envisagée cette fonction mais cela ne peut en aucun cas porter préjudice à l’ensemble des citoyens et au pays. Un pays divisé et constamment soumis à une guerre fratricide ne peut avoir comme vision une Europe unie. C’est un pays qui voit petit et qui deviendra esclave de toutes les puissances qui lui passeront sur le corps.
4) Les organes d’influence :

Dans les organes d’influence nous mettrons tous les groupes qui d’une façon ou d’une autre ont la capacité ou la possibilité de faire pression sur ou d’influencer tant les décisions politiques que l’opinion publique. Cela peut se faire au travers de manifestations, de grèves, de commentaires répétitifs et souvent infondés ou délétères, de la propagation d’idées et d’informations fausses et non rectifiées ou pas assez rapidement ou incomplètes qui alors faussent le jugement, de la recherche de la rentabilité ou de l’audimat opposé à la qualité et au bon sens d’une révélation selon le climat politique en cours et la pesée des conséquences et des gains vertueux versus le danger d’une crise majeure à un moment crucial de l’Histoire.

Ainsi est-il judicieux que les syndicats, qui sont aussi des lobby, perdent de vue leur rôle premier qui est de protéger les droits des travailleurs et pactisent avec des partis politiques pour diviser le pays et donc ses citoyens, imposer une idéologie qui ne répond pas/plus à la société du XXI° siècle et qui plus est s’imposent comme patrons des entreprises et gestionnaires des biens de l’état. Pour les syndicats comme pour les partis politiques, seuls leurs membres sont des victimes et sont abusés. Ils présentent par conséquent l’autre partie de leurs compatriotes comme des bourreaux abuseurs. Au pouvoir, ils tortureront donc aussi une bonne partie de leurs voisins !? Bel avenir en perspective.

La presse, quant à elle, y va selon sa tendance politique. Il « suffit » de connaître celle de chaque journal et surtout de se souvenir des feuille de chou. On pourrait lui reprocher de travestir la gravité d’un évènement ou d’un acte par un titre pharamineux. Comme beaucoup ne lisent que juste le titre en passant … on devine la suite.

Et puis les médias ! C’est sans doute la plus grande des calamités. Un lieu où se percutent les professionnels de l’information, les journalistes qui ont oublié la noblesse de leur métier, des tas de gens invités pour donner leur avis dont on a rien à cirer, pour analyser, pour commenter. Il y a des personnes extraordinaires que nous aimerions voir et entendre plus souvent. Ces personnes qui non seulement savent de quoi elles parlent mais qui ont aussi la capacité d’appréhender le monde dans lequel nous vivons. Il y a aussi ces clowns qui passent et repassent surtout sur les chaînes en continu où on répète pendant des heures et des heures les mêmes âneries, où on entend que des commentaires médiocres et qui ne mènent à rien. Ces clowns qui se chamaillent et qui humilient les autres au nom de la bonté sur terre, qui critiquent tout et le contraire le lendemain, qui n’ont aucune vision, qui n’aiment que le son de leur voix et leur propre image. Ils finissent par ailleurs par tous plisser les yeux de la même façon, à se pencher de la même manière et à utiliser les mêmes mots, les mêmes phrases, les mêmes quolibets jusqu’à ce que tous les auditeurs finissent par faire de même. Puis on fera un petit sondage car il faut se rassurer et se défendre de ne pas suivre l’envie des citoyens.

Le 4° pouvoir a pourtant un rôle capital qu’il semble avoir oublié dans nos pays mais dont il se souvient là où la liberté de s’exprimer est absente depuis longtemps ou là où nos codes et valeurs viennent de tomber. Les journalistes de ces pays font preuve d’un courage admirable au nom d’un droit fondamental mais aussi pour avertir et informer leurs collègues et voisins de ce qui se trame chez eux et de ce qui peut arriver chez nous. Qu’en font les journalistes d’ici ? Certains rien d’autre que de passer l’info, d’autres de s’amuser à déstabiliser leur pays par des jeux de quilles à des moments peu propices. Les médias, les commentateurs et les journalistes n’ont pas non plus parlé de et informé au sujet de l’Union européenne, n’ont jamais rectifié les informations erronées émises pendant des années lors de débats ou d’échanges mais ont participé à la légende du coût des fonctionnaires et du « ça marche pas » sans autre forme de procès. Il n’y a qu’un mois ou deux que certains, très peu, changent leur façon de faire. Leur responsabilité dans la mauvaise transmission et rectification de l’information est donc aussi lourde de conséquence.
5) Les citoyens :

Les citoyens ne sont pas en reste, ils sont même en première ligne. Ils sont tout aussi responsables de l’état de leur pays que de la situation dans laquelle se trouve l’Union et c’est dans leurs mains que réside le côté vers lequel la balance penchera.

Les partis politiques pour gagner les élections permettent toujours aux citoyens de se retrouver dans un groupe ou un autre, ce qui leur permet de se déresponsabiliser de ce qui s’est passé et de ce qui se passera mais en plus on leur offre sur un plateau d’argent une raison qui justifie leur geste et leur statut de victime. Mais voilà, il y a beaucoup de partis, beaucoup de groupes, beaucoup de victimes, beaucoup de on ne sait plus trop quoi. Alors on fait quoi ? On a déjà chargé les riches, la classe moyenne, celui qui parle une autre langue, celui qui a une autre religion, celui qui a une autre culture, les réfugiés, l’euro, les politiques au pouvoir (les autres viendront après)… alors on s’attaque encore une fois à l’Union européenne en ayant bien pris soin de mettre le bordel dans chaque pays pour bien l’affaiblir et bien diviser les citoyens afin qu’ils ne réagissent pas trop vite en cas de doute. C’est Trump et Poutine qui doivent être contents. On est de bien grands imbéciles.

Les citoyens sont responsables de croire sans avoir vérifié, ils sont responsables de ne penser qu’à eux, ils sont responsables de ne pas voir un ensemble où chaque chose à sa place et doit progresser mais de rester figés sur un rocher qui sera tôt ou tard noyé. Ils sont responsables d’entraîner ou d’avoir entraîné leur pays et des compatriotes contre leur volonté dans un schéma du passé que nous commémorons chaque année. Ils seront responsables des morceaux de terre offertes sans combat à n’importe quel rapace.
Magy Craft

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