Notre système démocratique s’est-il perverti ou est-il sur le point de disparaître?

Les résultats des dernières élections nationales dans les Etats membres de l’Union et celles spécifiques à l’Union elle-même n’ont pas modifié d’un iota le comportement ou la façon de penser des politiques, des citoyens ou des rapporteurs.
Chacun est retourné à son train-train quotidien maintenant en place un système politique périmé ou accentuant une dérive qui conduit nos sociétés vers une acception graduelle de codes et valeurs qui auraient été inacceptables il y a peu encore. Paradoxalement, si on pose la question, à cet instant, à un individu tolérant ce glissement de société, il sera en total désaccord avec cet état de fait et ce par rapport à ses convictions et à l’idée qu’il se fait de son monde et de l’avenir. C’est pourquoi la terre tourne carré.

Magy aurait pu choisir des tas d’extraits parmi ses articles ou ses livres démontrant combien l’individu, incapable de s’arrêter un moment pour mettre au moins quelques pièces du puzzle ensemble, est non seulement inapte à résoudre ses problèmes mais est aussi champion pour tomber dans les pièges qu’il aura fabriqué lui-même.
Les termes comme libéralisme, néolibéralisme, droite, gauche sont utilisés n’importe quand et n’importe comment. Ils ont une résonance et une signification différente selon le pays où la politique est menée mais aussi selon le parti ou la personne qui en parle. Il en va ainsi du mot démocratie en lieu place de système démocratique (souvent), égalité pour équité, etc…

Comme il semble qu’il n’est plus choquant pour personne que les campagnes électorales se fassent sur un abus de confiance disproportionné pouvant mener jusqu’à la chute d’un pays par rapport aux mensonges habituels et que la débilité fait rage entre savoir si la vie humaine est de gauche ou de droite, votre Magy a choisit de republier le dernier chapitre et la conclusion de son livre « Racisme – une idéologie de l’absurde ». Il y sera question de la dette, de l’esclave moderne, de l’économie. Maintenant que certains se verraient bien agrandir leur déficit, qu’ils songent au moins à leurs amis de l’Union qu’ils ont mis à la rue, quasiment fait mourir de faim et fait payer deux fois le déficit de leurs banques. Surtout pourquoi la lutte des classes est un leurre, une erreur.

Voici ce qui était déjà dit en 2015:

« La majorité d’entre nous est en esclavage hier comme aujourd’hui. L’esclavage moderne existe. Un monde s’en va pour passer à un autre. Dans notre nouvel univers, nous avons embarqué la loi du plus fort. L’esclavage, la ségrégation, les génocides pour des motifs d’expansion, politiques, économiques y sont omniprésents. Nous préférons cependant débattre de « racisme », d’inégalité des chances, de chômage, d’éducation et de bien d’autres sujets. Ce dont nous parlons n’est que la conséquence et aussi des différents moyens mis en œuvre pour appliquer ces diverses politiques.

Où en sommes-nous avec notre conscience et notre éternel paradoxe lorsque nous exploitons les enfants indiens pour nos tenues vestimentaires mais que nous « pleurons » les naufrages d’immigrés qui cherchent refuge sur nos côtes ? Où nous situons-nous quand nous invectivons nos dirigeants pour leur fermeté dans ce que les médias nomment « l ‘Europe murée » mais que dans un même temps les syndicats bloquent tout un pays et son économie pour manifester contre « l’invasion » de la main-d’œuvre étrangère concurrentielle ? Ce ne sont que quelques exemples de nos paradoxes d’une longue liste qui fait de notre société un ensemble d’individus combattant pour ses ressources, son territoire comme il en a été de tous temps.
Dans ce monde où les victimes-bourreaux se disputent des parts de marché au prix
de la vie des plus faibles, où les partis politiques affichent des couleurs qui n’offrent plus aucune perspective aux citoyens, où les citoyens ne réagissent plus, restent figés dans un système pour lequel ils ont été conditionnés par des discours et des images magistralement élaborés, on regarde les horreurs défiler en accusant les autres et en se distançant de tout ce qui peut gêner notre conscience.

Cette gauche rouge dite socialiste est sans doute la plus mesquine. La gauche est la seule force politique qui ne s’assume pas et qui abuse les citoyens en les entraînant dans une pauvreté et une dépendance éternelle, un esclavage à perpétuité sans l’avouer. Les autres formes de pouvoir ne sont pas plus tendres voire plus cruelles mais les jeux sont nets. On sait quand on s’adresse à des capitalistes, à des dictateurs, à des radicaux, à des communistes, à des « sans projets » bref à toute la possible panoplie.
Les socialistes ne vivent que du passé et par le passé. Au XXI° siècle, ils sont devenus égocentriques et putschistes. Les dirigeants adoptent le côté festif des élites du libéralisme et font participer le peuple. Ils lui disent de cette façon qu’il peut, lui aussi, participer à la fête, que tout le monde est invité mais c’est un leurre et le peuple est asservi, mis en esclavage sous les diverses aides de l’État. Parce que les socialistes nient ouvertement, en alliance avec les syndicats, la loi des marchés et des marchands mais s’y engouffrent dans sa politique globale faisant par leur double discours l’ouverture à l’extrême droite.
Le socialisme ne s’arrête pas en si bon chemin, il a trouvé une nouvelle expression, il doit permettre de mieux consommer, de mieux jouir dans un optimum utilitaire de son pays. Il devient l’expression sociale-démocrate du libéralisme le plus pur du capitalisme le plus international et absolu. Il faut donc absolument garder le peuple dans un état de dépendance et le rendre inoffensif. Il faut dès lors séparer le peuple de ses modèles naturels en les critiquant ou en les ridiculisant puis il faudra favoriser l’art vulgaire et le spectacle trivial. On organisera des fêtes, des cérémonies où
l’on contrôlera l’émotion citoyenne comme des fêtes humanitaires, les défilés des minorités tel le mouvement Gay, on mettra en évidence le spectacle mais non le message où les revendications seront minimisées.

L’esclavage des sociétés modernes concerne tout le monde. Il ne s’agit pas de « racisme ». Tous les citoyens en sont victimes. L’esclavage des sociétés modernes et
« démocratiques » permet à l’Homme de se moquer de ses dirigeants, d’écrire tout et n’importe quoi, de s’épancher sur les réseaux dits sociaux, de faire ses achats dans des hypermarchés bien fournis ou sur internet ce qui lui donnera de quoi faire quand il sera au chômage car son usine a été délocalisée pour faire plus de profit étant donné que son pays et les autres pays de l’Union européenne se font la concurrence fiscale au lieu d’être solidaires.
 Les socialistes sont des libéraux. Tous sont des capitalistes.
Dans un tel monde matérialiste où aucun parti, aucun mouvement ne change le système, l’Homme soumis à différents niveaux de dépendance, de ségrégation de violence, de guerre où qu’il soit dans le monde, se tourne vers les drogues, les sectes, les mouvements radicaux, les Dieux qu’on lui a enlevé, l’espoir qui a disparu.

En Europe, après d’autres régions du monde, la lutte des classes se concentre autour de la dette. La relation créancier- débiteur intensifie les mécanismes de l’exploitation et de la domination de manière perpendiculaire puisqu’elle ne fait aucune différence entre les travailleurs, les chômeurs, les consommateurs et les producteurs.
A travers la dette publique, la société entière est endettée, mais malgré tout, les inégalités existent et sont même aggravées. Dans les « démocraties », une minorité
« propriétaire » du capital décide pour tous. Le système de crédit est aussi le meilleur outil moderne d’exploitation de l’Homme. Il permet en effet à certains en fabricant de la monnaie à s’approprier le travail et les biens des autres. Il s’agit ici aussi de pouvoir. On peut d’ailleurs remercier le conseiller économique de la première équipe Obama, Volker, qui en 1979, alors qu’il était président de la Réserve Fédérale, a rendu possible la constitution d’énormes déficits publics et l’ouverture à l’économie de la dette ainsi que le début d’un changement de rapport de force entre les créanciers et les débiteurs.
Les taux d’intérêts pour payer la dette ont plus que doublé et cela a créé une dette publique et une dette extérieure. La dette sociale (État-providence) ne peut être solutionnée par les mécanismes monétaires (Banque centrale), on développe dès lors État par État, petit à petit des marchés financiers. En France, l’essentiel s’est fait sous les gouvernements socialistes. Aujourd’hui tout cela se paye avec la crise et la réduction de la dette est une obligation à laquelle sont liées les mesures prises à l’égard des citoyens. La dette, la relation créancier-débiteur, a une influence non seulement sur les rapports sociaux mais elle est aussi un rapport de pouvoir tout particulier sur les modalités de production et sur le contrôle de la subjectivité. Il y a la morale classique du travail « effort-récompense » à laquelle s’ajoute la morale de la « promesse » celle de payer sa dette et de la « faute » celle de l’avoir contractée.

Comment les médias, les citoyens et certains gouvernements ont-ils, par exemple, commenté ou présenté la dette de la Grèce ? Pas comme celle d’un pays victime d’un système auquel tous ont pris part mais comme d’un ensemble de citoyens peu scrupuleux qui ne payent pas leurs impôts, qui profitent d’avantages, qui paressent au soleil quand les Allemands rénovent tout de fond en comble, d’un gouvernement passif et corrompu qui a menti dès son entrée dans l’Union européenne et qui a été assez malin pour duper tous les autres États membres ! Tous coupables !
C’est face à la misère et à un peuple à genoux que les discours ont parfois changés et encore. Quant en ce qui concerne la vision de l’aide que l’on veut accorder à la Grèce ou à l’Espagne en son temps, rien n’y fait. Obama se permet même des commentaires qu’en tant que
« démocrate-néolibéral » il ferait bien de garder pour sa patrie qu’il n’a pas hésité à saigner à blanc. Le prix Nobel, n’aurait pas dû lui être décerné.

Nous naissons et nous mourrons endettés. Nous sommes esclaves d’une dette publique même si nous sommes trop pauvres pour « bénéficier » de dettes personnelles. Les anciens esclaves pouvaient s’affranchir, pas nous. Nous ne sommes plus dans le modèle simple de l’échange. Comme la Grèce le représente bien, nous ne sommes pas seulement dans le modèle du particulier endetté mais du citoyen endetté. On parle autant de la Grèce que de tous les Grecs et c’est vrai pour tous les États. C’est une dette publique dont tout le monde doit se charger. Quelle différence avec l’Antiquité où l’on se vendait ou vendait sa famille pour s’acquitter de ses dettes ? Dans l’Antiquité, les dettes étant personnelles, la durée de l’esclavage était variable et ne frappait que l’individu concerné ou sa famille au plus. A notre époque, la dette publique nous lie à vie et s’étend sur la vie de nos enfants pas encore nés. Notre société moderne nous apprend dès notre plus jeune âge la promesse d’honorer notre dette au travers des messages basés sur la « confiance » distillés, surtout lors de crises financières, par les politiques, les journalistes, les économistes, les experts. Nous avons été éduqués dans la promesse d’honorer les dettes quelles qu’elles soient. Celui qui ne peut rembourser est coupable de mensonge et de trahison.
Dans l’Union européenne nous crions au scandale face à l’austérité qui nous est imposé mais qui vraiment et objectivement défend la misère des
 Grecs ? Qui s’est révolté lors des expropriations des Espagnols ? Qui a entendu parler de ce qui se passait au Portugal ? Pour la crise financière sont accusés les spéculateurs, l’un de nos boucs émissaires favoris. S’il est vrai que nous avons toujours besoin de boucs émissaires, les spéculateurs agissent selon la morale qu’ils ont acquise dès leur plus tendre enfance, c’est-à-dire, le pari sur l’avenir. Le manque de scrupules étant leur touche personnelle mais sont-ils les seuls ? A titre individuel, nous agissons de même en souscrivant un crédit. Nous aussi, nous faisons un pari sur l’avenir. Nous faisons une promesse que nous ne pourrons peut-être pas tenir.

La dette est devenue une arme politique visant à prévoir et régir les comportements citoyens. Elle est aussi une arme utilisée pour régir les États par un nombre limité d’organismes qui détient le capital. Elle est d’une toute autre nature que celle du temps de travail qui, elle, adjoint toute possibilité de choix et de décision que possède l’avenir.
L’origine n’est pas économique. Les mesures, les évaluations, les estimations sont toujours avant tout politiques bien avant d’être économiques. Celui qui détient le pouvoir de la monnaie, du capital, des dettes est le maître. 
D’ailleurs on remarque bien que si l’argent n’est pas soutenu par un flux de pouvoir, il s’effondre et les fonctions économiques, les moyens de paiements de la monnaie s’effondrent aussi.
 C’est pourquoi la lutte des classes est une erreur car la puissance de la monnaie comme base de financement ne vient pas d’un pouvoir d’achat plus grand et la force d’un capitaliste ne vient pas du fait qu’il soit plus riche qu’un ouvrier. On le constate dans la non résolution de la crise dans cette voie.
Elle vient de sa possibilité de déterminer la direction de flux de financement donc de disposer du temps comme décision, comme possibilité d’exploitation, de commander, de diriger.
La monnaie en tant que pouvoir d’achat fixe les flux travail à la consommation, à la famille, à l’emploi et à toutes les assignations de la division sociale du travail. C’est ainsi que les revendications salariales par les syndicats sont une reconnaissance de ces asservissements et ces relations de pouvoir.

On nous parle toujours de libéralisme mais c’est inexact. Parce que le libéralisme
est d’abord et toujours la liberté de la propriété privée et des propriétaires.
 Nous sommes définitivement dans une politique et une économie néolibérale. La dette ne connaît ni les frontières entre États, ni le social, ni les différences entre les diverses économies et politiques. Elle est planétaire et tous nous en sommes esclaves. Même Foucault s’est perdu un moment donné en oubliant les fonctions de la finance de la dette et de la monnaie. La crise des subprimes démontre le rouage où l’économie « réelle », la finance et l’État sont les clous d’un même rouage et d’un dispositif politique, celui de la dette.
On pourrait aller plus loin en détaillant une autre modélisation, celle de la subjectivité au travers des divers mécanismes mis en place pour les travailleurs ou les chômeurs. Parler du pouvoir souverain et de l’État-providence et de la transformation des droits sociaux en dettes sociales qui tendent à devenir des dettes privées ou encore les assurances privées qui se substituent aux assurances
« collectives » à cause de la sape de l’État- providence dans le budget des dépenses
sociales et l’augmentation des impôts. Nous pourrions nous pencher sur les créanciers qui achètent les titres de la dette des États et du citoyen devenu débiteur non pas seulement d’une monnaie mais d’un style de vie. Comment l’État- providence a sauvé les banques avec l’argent de ses citoyens en nationalisant leurs pertes. Comment en injectant un flux de monnaie dans la société, il s’agit en fait d’un flux de pouvoir pour renforcer l’équilibre de force entre créanciers et débiteurs. Mais cela nous écarterait du sujet.

La crise des subprimes n’est pas seulement une crise financière, c’est aussi un échec de la politique de la propriété individuelle. C’est très symbolique car elle touche notre « chez soi », la maison.
Tous les gouvernements, quelle que soit la couleur politique qu’ils s’amusent à brandir, ont une politique néolibérale. Ils peuvent dire ce qu’ils veulent, ils ne peuvent faire autrement sinon sortir du système. Vu que personne ne semble avoir une autre idée ou une volonté que le
néolibéralisme, on assiste bien par la demande générale de la réduction de la dette publique à la réductions des salaires, la réduction des dépenses sociales, l’augmentation des privatisation à un programme qui affaiblit l’État et provoque la lutte des classes. C’est pourquoi l’entêtement des dirigeants et des intellectuels de la gauche syndicale et politique est néfaste. Le combat n’est pas celui de l’État-nation ni celui des divisions entre emplois et chômage, entre actifs et non-actifs, précaires et non-précaires, base de toute la philosophie de la gauche. D’ailleurs on voit bien que cela ne fonctionne pas et qu’au contraire, la gauche anticipe sur les miracles plus que sur ses performances.
Comme dit et répété, il faut s’arrêter, réfléchir et innover. A tout le moins tenter un moyen neuf qui ait un effet de blocage. Il faut sortir de la morale de la dette, de cette dette virtuelle et non pas de la monnaie dans laquelle l’Homme moderne, le citoyen est devenu un esclave malléable et soumis sans affranchissement possible. Car la régulation est impossible, elle signifierait tout simplement la fin du néolibéralisme et qui est prêt à quitter le navire néolibéral surtout sans programme de rechange ?

Conclusion

Nous avons fait un petit voyage dans le temps et dans différentes régions du monde de manière brève mais claire, j’ose espérer, pour démontrer notre point de vue quant à l’idéologie du racisme.
Cette idéologie au travers de laquelle les différents pouvoirs sont à l’œuvre dans l’unique but de contrôle et de soumission des peuples ainsi que d’essor économique et de conquêtes territoriales.
Nous constatons que l’idéologie du racisme, une aberration scientifique et morale, est utilisée par tous les humains où qu’ils soient dans le monde du moment que celle-ci sert leur cause ou leurs intérêts.
Cette même idéologie se retourne contre ses « utilisateurs » lorsqu’ils sont en danger ou victimes d’injustice mais que l’opinion publique ne détecte aucune cause de
« racisme » qui la ferait leur venir en aide. L’idéologie du racisme est une arme politique utilisée par les croyants
idéologiques et les « anti racistes », ces derniers confirmant la multiplicité des « races » et combattent juste pour leur égalité. Or, il n’y a qu’une seule race humaine.
Nous avons vu que l’esclavage, le génocide, l’ethnocide, les conquêtes, les guerres, l’exploitation sont le fait de tous les peuples dans le monde à un moment donné de l’Histoire. Tous ont contribué ou collaboré à l’horreur. Tous sont victimes et bourreaux.
Nous avons aussi noté qu’aujourd’hui pour l’ Amazonie, le monde entier, tous les peuples, assistent en direct au génocide des Indiens d’Amazonie pour des raisons territoriales, de ressources donc économiques et politiques. Aucunes
« victimes » anciennes ou actuelles ne semblent être solidaires. L’idéologie du racisme est donc sectaire.
L’ineptie de cette idéologie est d’autant plus frappante quand nous constatons qu’elle concerne toujours, dans le même temps, les pauvres « blancs » et les femmes autochtones ou « blanches ». Par ailleurs, la démographie et la mixité due à la mondialisation feront que cette idéologie et la classification inhérente ne pourront se poursuivre.
L’idéologie du racisme est un paravent qui détourne et qui a toujours détourné volontairement les citoyens de leurs propres problèmes et de leur propre esclavage.
Aujourd’hui, au XXI° siècle, les citoyens du monde entier ainsi que leurs enfants encore à naître, sont esclaves de la dette publique d’une économie et d’une politique néolibérales.
Il nous faut sortir de nos peurs et de notre éternel sentiment de culpabilité. Ce sentiment que nous traînons par rapport à nos anciennes colonies mais aussi par rapport à cette dette mondiale et publique qui n’est pas celle des citoyens.
Il faut annuler la dette. Cette dette est virtuelle. Cette dette n’est même pas économique, elle est seulement un dispositif du pouvoir. Nous sommes conditionnés par des discours de destin auquel on ne peut échapper, le remboursement doit se faire à n’importe quel prix. Et le prix est celui des vies
humaines. On entre dans le cercle vicieux du « racisme », du nationalisme, du radicalisme, de l’autoritarisme mais cela ne changera rien à ce qu’attendent les créanciers. La Grèce oserait-elle la question ?
« Aucune des vertus morales ne nait naturellement en nous (…) C’est en bâtissant qu’on devient architecte. » Aristote (Éthique à Nicomaque)

Achevé d’imprimer en février 2015
Imprimé en France sur les presses de
THEBOOKEDITION.COM
Dépôt légal 1506-00001-832836246

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