On n’explose pas, on implose

On implose. Notre société implose. Ce grand corps, composé d’un tas d’individus disparates, est malade. Il est tellement affaibli que ses composants sont dans l’incapacité de réaliser qu’ils sont les jouets de pressions externes qui usent sa résistance.
Alors, tout bêtement et comme à l’accoutumée, notre individu va se pencher sur les conséquences et les réactions au cas par cas. Est-il donc surprenant qu’il ne voit que des explosions sans assimiler que son univers implose en s’affaissant sur ses bases. La pression extérieure exercée sur nos valeurs démocratiques, notre système/modèle de société a atteint son point de rupture parce que les individus de ce système ont perdu leur bon sens, ont perdu de vue ce qui les rassemble, ont renié les valeurs essentielles qui font la grandeur d’un humain, ont oublié comment se défendre et se protéger.

C’est bien ce « on » qui est responsable du déclin de notre société. ON, c’est tout le monde et personne. Il s’agit toujours de l’autre. Cet autre responsable de tous les maux. Mais, pour le répéter, nous sommes tous l’autre de quelqu’un. On, c’est aussi, cette opinion publique que l’on brandit comme un fer de lance pour justifier une action ou une tendance qui va dans le sens de ce que l’on veut voir ou imposer à un moment précis sans se soucier des conséquences ni de la véracité de la légende que l’on écrit. On aura le loisir de refaire un montage pour camoufler ses dires et ses attitudes quand la réalité dévoilera l’origine d’un acte, quand cette opinion publique fantomatique tournera sa veste ou qu’il faudra dévoyer d’autres exactitudes pour satisfaire un ego, un intérêt, une audience.

Dans les pays de l’Union européenne, ce « on » critique les institutions et les rend responsables de tous ses malheurs. Dans ces mêmes pays, on ne parle pas des actions des institutions et on ne connaît pas leur rôle. Les gouvernements, décideurs dans cette Union, encouragés ou poussés par leurs citoyens eux-mêmes influencés par des idéologies ou des débatteurs médiatisés et inconscients, en font une ennemie dans leur pays.
Il y a un manque de connaissances et un abus de confiance. Aujourd’hui, on veut changer la donne. On se dit qu’il faut se réveiller. On, cependant, reste sur une mentalité nationaliste et de repli. Une peur absurde de perte d’autonomie et d’identité. Une compulsion, qui comme toutes les compulsions, amènera exactement au résultat que l’on craint. A ce jour, aucun ministre de l’Education n’intègre dans les programmes scolaires ou aucun électeur n’exige de son parti, des cours continus sur l’Union et son actualité pour que nos enfants puissent comprendre et intervenir intelligemment dans le développement de cette Union. Aujourd’hui, on méprise la connaissance et on favorise l’opinion. On a une opinion sur tout mais on ne connaît rien en suffisance pour évaluer les retombées de notre comportement.

Or, les puissances du monde sont toujours à la recherche de pouvoir et de ressources. Le but du jeu est d’affaiblir les pays qui pourraient être un obstacle pour soi. L’Union européenne est un sacré obstacle pour les plus grands. Il faut donc lui nuire. Les pressions extérieures sont colossales, le reste se fait en interne et c’est l’implosion. Les Européens sont de grands imbéciles, il n’y a pas à dire.

Il faut arrêter le libre-échange, on n’aime pas ça. Il faut se replier car on a peur. Il faut morceler l’Union mais aussi son pays car on pense identité, ce que cela veut dire exactement, on se le demande et surtout pourquoi faut-il se cracher dessus entre compatriotes pour vivre ensemble. Entendu que dans le même temps, on s’oppose apparemment au « racisme » (idéologie que Magy réfute) et toute autre forme de ségrégation, inclus, les fameuses classes sociales. On joue le jeu des pressions externes (avec les partis politiques, avec les médias et avec les citoyens).

Par contre, on importe des révoltes et des mouvements qui n’ont rien à voir avec ce qui se passe dans notre pays. On est abreuvé de violence à longueur de journée et on pense que la révolte en Asie ou en Amérique du Sud a la même origine et fait partie d’un même système politique que chez nous. On a tort et on se fait du mal. Il n’est pas rare d’entendre, de constater que c’est après des mois voire après la fin d’un conflit ou d’une révolte à l’étranger, que ces « on » comprennent ce qui s’est réellement passé et ce qui était en jeu. Entre-temps, des « on » complètement à la marge ont importé et installé ces conflits dans nos pays pour le plus grand plaisir des iconoclastes.

Il n’est donc pas surprenant de voir « on » agir comme s’il était sous une dictature et de démolir démocratie et économie. Par ricochet, des gouvernements totalitaires ou extrêmes limitant les droits, affaiblissant ceux octroyés aux femmes sont parvenus au pouvoir dans nos pays, au sein de l’Union.
On ne voit pas plus loin que le bout de son nez. On collabore avec toutes les forces extérieures qui ont enrôlé certains de l’intérieur. On n’en a même pas conscience. On continue notre petit bonhomme de chemin en se faisant une guerre impitoyable à coup de préjugés, de médisances, de petitesse, de confusion, de vice de pensée, de manque de cohésion, d’oubli de qui nous devons être. On fait imploser notre maison.
On est incohérent, on demande tout et son contraire, on envoie nos sbires réfractaires d’un pays de l’Union à l’autre alors que les gouvernements sont différents. On crie et on encourage ces cris et ces pleurs au lieu de les apaiser. Tout le monde crie et pleure et on se dit que tout va exploser. On oublie que quand un bébé pleure, tous les bébés se mettent à pleurer sans pour autant être malades ou avoir besoin de quoi que ce soit dans l’immédiat. On ne joue pas en notre faveur, on déstabilise notre société. On devient une proie facile.

On doit comprendre que pour changer une société, il faut changer les mentalités. Dans le système politique, économique et social actuel, on ne peut faire des miracles. On n’est d’ailleurs pas prêt à se sacrifier, ce sera l’autre. Ce qui prouve qu’il faut une autre façon de faire car un changement ne doit pas entraîner le sacrifice de l’un ou de l’autre.
On se divise au sein de son pays, au sein de l’Union. On est l’enfant béni des autres puissances qui nous regardent imploser.

Il y a cette jouissance morbide à toucher du doigt la désagrégation d’une structure établie comme si derrière la chute d’une construction lentement érigée, bien qu’imparfaite encore, se trouvait le subliminal nirvana. Le réveil sera dur, il ne faut même pas l’imaginer, on le sait. On l’a vécu, on est passé par là. On a même pas de plan B. C’est bien à cet endroit que réside le génie de la pression externe sur le point de résistance qui mène à l’implosion.

On est tombé dans le piège. Le piège des terroristes qui nous divisent sur nos valeurs en nous plongeant dans la confusion qui nous empêche de nous défendre en résistant d’une seule voix. Le piège des puissances économiques qui restent soudées et nous divisent en nous attirant individuellement par peur de tout et de rien. On a choisi de se livrer corps et âme au danger plutôt que de se faire confiance et de s’unir à l’intérieur. On a choisi de sacrifier nos pays et l’Union au profit de la déstabilisation menant à notre perte et à notre soumission.

Les autres puissances démocratiques sont aussi composées d’un tas d’individus d’origines diverses qui les revendiquent et les vivent pleinement. Les USA sont un exemple. Un Texan ou un Sudiste est fier de ses origines mais ils sont avant tout Américains quand l’intérêt général le demande et que force et puissance sont nécessaires. Là où la démocratie est absente c’est la force de la dictature, de l’autoritarisme qui fédère les entités et s’impose comme puissance. Nous sommes tombés dans le piège de l’incapacité à le faire et pire nous nous divisons au sein même de nos pays quitte à devenir de petits îlots ridicules sans pouvoir.

Ce ne sont pas les plus grands États d’Amérique qui viennent à la table des négociations mais il en est ainsi pour les Européens de l’Union. Quelle image donnons-nous? Quel ressenti aussi pour les citoyens des autres États membres de cette Union? On doit absolument se rendre le plus possible automne dans nombre de domaines, travailler ensemble, unifier lois et principes, rassurer les citoyens sur leur identité est culture (bien que cela soit déjà écrit dans les textes). On peut faire mieux que les USA ou les autres puissances.

On doit retrouver un objectif commun et lutter ensemble contre cette implosion. Un but est ce qu’il manque aux populations. Désoeuvrées, elles se déchirent. Il faut éclaircir l’horizon et donner de l’espoir. C’est l’obligation de chacun.

Parce que dans cette implosion où ON ne pense finalement ni aux enfants, ni aux femmes, ni aux hommes, ni à la coopération, ni à la tolérance où ON ne pense à rien, ON perdra ses origines, sa culture, son identité, sa liberté, ses droits.

Magy Craft

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