Les virus n’exterminent pas les dangereuses habitudes

Nous voici plongé dans un scénario digne des meilleurs films catastrophe. Votre Magy a donné son avis sur la question le 17 mars dans son article « Tout est relatif, le danger comme les psychoses ». Ce qui pouvait paraître comme inadéquat ou froid à ce moment-là prend de plus en plus de sens au fur et à mesure que les semaines passent.

En 2014 dans son livre « Quand la terre tourne Carré », votre Magy martelait déjà qu’il nous fallait changer de mentalité pour appréhender un nouveau modèle de société qui serait mieux adaptée aux critères que l’on en exige à notre époque. Ses articles et livres suivants n’ont servi qu’à expliquer et à démontrer comment au travers de nos paradoxes et de nos compulsions, nous obtenions les résultats inverses de ceux souhaités et/ou comment nous poursuivions ou reproduisions les mêmes erreurs pour mieux nous en plaindre et tout mettre à feu et à sang.

Avec le virus de la grippe C19, nous touchons du doigt, un des problèmes souvent mis en exergue dans le cas d’un phénomène particulier, celui de la nécessité et de la valeur d’un groupe spécifique de personnes. Dans le cas du virus, il s’agit du corps médical et des travailleurs effectuant les travaux de base pour notre survie. Les forces de l’ordre et les urgences sont impliqués systématiquement, qu’il s’agisse de maladie, d’attentats, etc… On les applaudit (pour les maudire ensuite), on leur rend hommage (pour les oublier ensuite), etc

Donc en 2014, votre Magy écrivait:

(…) L’Homme est-il donc resté primitif ?

Un homme primitif est craintif. Un craintif a donc besoin d’un chef. Mais dans le monde qu’il s’est créé l’Homme ne veut plus l’accepter. Il veut une société égalitaire. L’égalité est-elle possible ? Et qu’entend-on par égalité ?

Ce qui est frappant et on pourra à nouveau noter le côté égoïste de cette créature, c’est qu’elle veut. Elle veut beaucoup. Que donne-t-elle ? Qu’est-elle en mesure d’apporter pour obtenir ? N’est-elle pas plutôt apte à prendre ou à usurper pour avoir ce qu’elle désire ?

Egalité. Un mot que l’Homme de notre temps affectionne énormément. Mais là aussi la déception l’attend car l’égalité n’existe pas. Toujours en s’appuyant sur son paradoxe, l’Homme prône en parallèle la différence, l’originalité et l’individualité mais s’enveloppe des mêmes chiffons, des mêmes couleurs, écoute la même musique, regarde les mêmes images, mange les mêmes produits, part en vacances aux mêmes endroits, joue avec le poids de son corps de la même manière irréfléchie, cours dans les mêmes endroits sans savoir pourquoi.
L’égalité en droits et en devoirs au sein d’une communauté, d’une société ? Là encore, il ne peut y avoir d’égalité. D’ailleurs serions-nous heureux en parfaite égalité ? Ne confond-on nous pas respect et bien-être redevable à tout être humain avec égalité ? Ne serait-ce pas là le départ de tous nos soucis d’évolution harmonieuse, d’aller-retour sans avancées notables ?
Pour comprendre il faut sans doute se pencher sur le côté égoïste de l’Homme quand on veut couper court à ses belles théories pour lesquelles il est capable de passer un temps incalculable à palabrer dans le vide. Sur ce point il est monstrueusement remarquable.

Comment un humain peut-il être égal à un autre tout en étant différent ? N’est-il pas, ne doit-il pas plutôt être complémentaire ? Pour qu’une société fonctionne correctement, se développe dans tous les domaines, il faut que tout le monde y trouve sa place et y soit reconnu, apprécié pour qui il est et pour ce qu’il offre, apporte à la société. Il reçoit en retour le savoir -faire, les compétences des autres individus. Un point qui ne doit jamais être négligé est la reconnaissance de la qualité du savoir -faire de chacun et le devoir de bien-être envers chaque individu.
De cette façon la complémentarité efface la course à la fausse notion d’égalité qui est une notion perverse entraînant plus d’inégalités et de conflits que le but recherché, la paix et une vie décente.

Quand on parle d’égalité en société, on sous-entend indirectement une notion de classes. Dès le départ, on se retrouve avec des catégories d’humains auxquelles on a octroyé une spécificité propre et une valeur selon des critères déterminés comme importants ou non par ladite société. La complémentarité gomme les catégories. En partant toujours de la notion d’égalité, l’Homme a imaginé des systèmes politiques divers qui n’ont en rien modifié la situation. Cela ne le pourra jamais car l’égalité n’est pas possible et d’autre part on se souviendra que l’Homme est égoïste. Primitif, il a toujours ses dominants avides de pouvoir et ses dominés demandant à être guidés. Dès lors, quel que soit le système mis en place, les dominants seront toujours supérieurs aux dominés et il y aura toujours des couches et des sous-couches. L’égalité est impossible.

Si on accepte l’idée de la complémentarité, on peut parler plus honnêtement et élaborer une société plus heureuse.
Tous les Hommes ont droit au même respect et aucun savoir -faire n’est méprisable car considéré comme vital pour le fonctionnement de la société. Tous les savoir-faire seront rémunérés au même taux et avec les mêmes avantages sans qu’il soit impossible qu’un Homme n’ait que les moyens de la survivance. L’égalité n’existant pas et à partir du moment où personne n’a à se plaindre d’injustice, ceux qui veulent ou peuvent plus, développeront leurs affaires à leur convenance sans créer de chaos puisque le chaos nait du manque et de l’injustice ainsi que du mépris.

La participation à la vie sociale sera donc liée à la compétence individuelle et/ou à la vocation. Les Hommes imbus de pouvoir existeront toujours et tous les hommes n’ont pas la capacité d’en mener d’autres ni d’avoir les idées pour faire évoluer une société, ils n’en ont pas l’envie non plus parfois.

Dans une société où homme et femme partent avec les mêmes possibilités, vivent tous avec le même salaire quelle que soit leur profession et peuvent sans entraves selon leurs envies et/ou leurs capacités développer leurs affaires et leur enrichissement, l’envie et le sentiment d’injustice sont maîtrisés et la paix sociale est plus grande.

Ce qu’il nous faut est un changement de mentalité !(…) « 

Le respect de chacun et la complémentarité sont la base de tout. On l’a démontré dans « Racisme, une idéologie de l’absurde » ou encore dans « Eloge d’une société sous névroses ». Tous ces jours dans l’année dédiés aux femmes, aux enfants, à X, à Y prouvent désespérément qu’on reproduit les mêmes schémas car fondamentalement lors d’un changement, chacun soudain pense égoïstement à son assiette sans voir plus loin que demain et que lui-même.

Pour en revenir au Cod19, les politiques des différents courants sont fiers d’afficher une image de solidarité entre eux. Ils sont forts! Le pays passe avant les querelles politiques et ça marche! (Heureusement encore!!) On règlera les comptes plus tard. Cela par contre, c’est pathétique. Cela démontre encore une fois qu’on n’aura rien appris. Non, les virus ne sont pas plus forts que le crétinisme humain. Au lieu de constater que justement un pays peut et doit se gouverner sans déchirement, on va préférer retourner aux vieilles guerres intestines datant de la préhistoires car ces mentalités et ces idéologies défendent des concepts économiques et sociaux qui ne sont plus adaptés au XXI° siècle ni avec le respect qui se doit à l’être humain.

Pire, les politiques des Etats membres de l’Union européenne non seulement ne mettent pas en avant les actions prises par les Institutions européennes pendant cette crise mais osent en plus rejouer la carte du nationalisme (qu’ils critiquent chez les extrêmes) en oubliant que l’Union est bloquée par les politiques internes que les premiers ministres de chaque Etat membre veulent mettre en place dans leur pays.

Les pays de l’Union européenne et surtout les socialistes avec les extrêmes perdent de vue notre vulnérabilité face au reste du monde. Les élections à peine passées, on revient aux sales habitudes. Et pendant ce temps, une partie de l’Union tombe dans l’autoritarisme dans l’indifférence générale.

Voilà pourquoi il est absolument nécessaire et Magy n’en démordra jamais que nos enfants reçoivent les clefs de l’Europe le plus tôt possible. Que l’Union et son actualité soient au coeur des matières scolaires. Il faut que les citoyens européens puissent comprendre et décider en pleine connaissance de cause. Sans cela nous sommes des jouets ballotés de gauche et de droite vers un avenir sans espoir, sans couleur, sans but, sans projet, privés de nos libertés fondamentales.

Magy Craft

 

 

 

 

 

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